Le vampire d'Istanbul
(Yasamayanlar)


Série télé fantastique

Alphan Eşeli

2018

Elçin Sangu, Kerem Bürsin…


Au 15ème siècle, l’empire Ottoman régnait sur la Moldavie et la Valachie. C’est à cette période que se développèrent les rumeurs sur les premiers suceurs de sang. Par la suite les humains menèrent une guerre contre les vampires qui furent emprisonnés puis brûlés. En 1879, dans des cachots voisins, Goran un vampire et Mia une humaine tombent amoureux… De nos jours, les vampires rescapés se dissimulent dans les grandes villes. A Istanbul, ils sont dirigés par Dmitry qui aspire à ce que tous les vampires retrouvent leur liberté. Ils en sont réduits à effectuer les basses besognes des politiciens locaux en échange d’un territoire où ils peuvent se nourrir de miséreux et de laissés-pour-compte. Mia, nouvelle venue en ville, compte bien se venger de Dmitry qui l’a transformée. Elle croit qu’en le tuant elle pourra redevenir humaine. Sur le territoire de Dmitry, certains humains qui sont attaqués régulièrement par les vampires, commencent à se rebeller. Sercan, le chef d’une bande de racailles, décide d’attraper un de ces monstres pour le montrer au monde entier…


Cette série turque comprend 8 épisodes d’une heure.


Les vampires sont des êtres immortels qui disposent de capacités physiques supérieures : force, sauts, régénération. Leur sang est régénérateur. Ils doivent boire régulièrement du sang humain pour survivre. Le sang des morts leur est fatal tout comme un pieu en bois fiché dans le cœur. Contrairement aux légendes, les vampires respirent, possèdent un reflet et supportent la lumière du jour. Leur peau est froide et leurs crocs rétractables. Un humain est transformé en vampire en buvant leur sang. Les nouveaux vampires ressentent immédiatement une soif intense. Leur perception du monde est plus sombre avec des couleurs estompées. Au fil des siècles, ils finissent par ne plus ressentir d’émotions.

Les vampires sont dirigés par le Conseil des Premiers. En accord avec certains humains, au courant de leur existence, les vampires peuvent se nourrir sur un territoire restreint avec pour ordre primordial de ne pas laisser de trace. Dmitry aspire à sortir son espèce de la clandestinité et à ne plus être contrôlés par les humains qu’il considère comme inférieurs. Pour ce faire, il recherche la dague du premier vampire qui le rendra invincible lors d’un rituel où les planètes entreront dans le signe du sang.


Cette série propose une ambiance bit-lit avec ses guerres de clans, une intrigue amoureuse compliquée, une héroïne devenue vampire contre son gré et un vampire-mafieux en chef, véritable stéréotype du macho sexy et blasé. Le personnage de Goran (nommé Numel au temps présent) est sous-exploité tout comme le groupe des humains qui parlent beaucoup mais restent accessoires dans l’histoire. La fin de la série est particulièrement rapide et brouillonne. J’ai tout de même apprécié cette « bit-lit en live » aux couleurs néons ainsi que les flash-back.


Les romances modernes