Dracula


Série télé d’épouvante

Mark Gatiss et Steven Moffat

2020

Claes Bang, Dolly Wells…


Hongrie, 1897, Jonathan Harker, clerc de notaire britannique, est emprisonné dans un couvent. Le jeune homme maladif a fui le château du Comte Dracula, situé en Transylvanie. Sœur Agatha veut toute la vérité sur son histoire… Harker s’était rendu dans la demeure de Dracula, qui souhaitait acquérir une propriété en Angleterre. A peine arrivé, le Comte lui commanda de prolonger son séjour d’un mois…


Cette série comprend trois épisodes d’1h30. Le premier volet est axé sur Jonathan Harker et son séjour dans le château de Dracula. Le deuxième porte sur le navire « le Demeter » qui transporte Dracula en Angleterre durant quatre semaines. Le troisième se passe 123 ans plus tard, alors que Dracula ressuscite en Angleterre.


Dracula semble être le seul vampire en pleine possession de ses moyens. Ses victimes contaminées tombent malades et perdent leurs ongles. Quelques-unes finissent par se changer en mort-vivants, sortes de vampires inachevés privés d’intelligence. Dracula recherche des épouses qui pourraient conserver leur esprit intact après leur transformation.

Lorsqu’il absorbe le sang de ses proies, Dracula assimile également leurs souvenirs ainsi que leurs connaissances (langue et culture). Il rajeunit nettement avec un apport régulier de sang frais, mais ne peut pas ingérer du sang vicié de personnes malades. Il a du mal à se maîtriser en présence de sang frais. Sous l’effet de la soif ou lorsqu’il attaque, son apparence se modifie (yeux rouges et crocs saillants). Dracula dispose d’ongles particulièrement tranchants. Le vampire n’a plus de pouls et ne ressent plus le besoin de respirer, ni de boire ou manger.

Le vampire possède des capacités physiques supérieures (vitesse, force, sens accrus, résistance et insensibilité aux blessures par balles) ainsi qu’une foule de pouvoirs surnaturels (lecture des pensées, transformation en loup, contrôle animal, influence sur la météo, création d’illusions, déplacement au plafond ou le long des parois).

Dracula a besoin d’être invité pour entrer dans un lieu privé (ce qui n’est pas forcément le cas des autres morts-vivants). Les miroirs reflètent sa véritable apparence inhumaine. Dracula craint la croix mais pas forcément ses victimes transformées. Dracula, comme ses créations, sont détruits par la lumière du jour ou un pieu fiché dans le cœur.


L’annonce d’une adaptation de « Dracula » en mini-série par les créateurs de la série télé « Sherlock » m’avait vivement interpelée. Ma déconvenue est d’autant plus brutale devant le résultat, absolument indigeste, de ces trois longs et pénibles épisodes ! Dès le premier plan en images de synthèse, ça coince ! On se demande à qui donner la palme du pire acteur tant chacun et chacune sur-joue abominablement. Quelles ont été les motivations des créateurs ? Si le but était de créer une ambiance horrifique, c’est totalement raté. Dracula (tour à tour clone de Riff-Raff du RHPS / Steven Seagal / Nikos Aliagas) cabotine d’une façon ridicule et risible tandis qu’Agatha Van Helsing est parfaitement anachronique et improbable. Le mythe se contredit parfois : le reflet de Lucy reste inchangé alors qu’elle a été transformée, ou encore Dracula qui ressort toujours jeune après être resté privé de sang pendant plus d’un siècle sous l’eau. Les caisses contenant les vampires inachevés rappellent fortement les amants délaissés de Miriam Blaylock dans le film « Les prédateurs ». J’ai trouvé beaucoup de choix contestables dans cette adaptation comme par exemple le fait que le cabinet d’avocats de Renfield semble parfaitement connaître sa nature de vampire. Et que dire d’un des membres de la Fondation Harker, spécialiste des vampires, qui met sa main entre les canines de Dracula pour vérifier s’il a une quelconque réaction ?!


Dracula