Hammer House of Horror :
The Soulless Ones


Spectacle en immersion,
en anglais

Oscar Blustin et Anna Soderblom

2017

Roslyn Hill, Stephen Fewell, Lanna Joffrey…


Une assemblée est conviée à assister au rituel mené par Nathaniel Blythe. Ce spécialiste des sciences occultes veut ainsi révéler l’existence d’un monde surnaturel et notamment d’une « ruche » de vampires. Les convives, vêtus d’une cape invisibilité, ne peuvent interagir directement avec les vampires. Blythe a également convié trois invités particuliers : la spirite Miss Loveday, le poète Remy, ainsi que le Docteur Cresswell, totalement septique face au surnaturel…


Ce spectacle, produit par le studio Hammer, s’est déroulé au Hoxton Hall à Londres du 3 octobre au 4 novembre 2017. Le public (constitué de 200 personnes), plongé en immersion, est libre d’explorer le lieu du spectacle : deux niveaux ainsi qu’un sous-sol. « Hammer House of Horror : the Soulless Ones”, interdit au moins de 18 ans, comprend 14 acteurs.


Carmilla Karnstein, dernière de sa lignée, gouverne cette ruche. Les vampires vivent dans les ténèbres par crainte du soleil et des chasseurs de vampires. Ces êtres immortels se nourrissent régulièrement de sang humain. Contrairement aux légendes, ils sont insensibles aux croix ou à l’eau courante. Les vampires proviennent de 17 démons. Carmilla Karnstein craint particulièrement le démon Abaddon, capable de les détruire. Carmilla Karnstein et ses partisans veulent entreprendre un rituel leur permettant de sortir le jour. Ce rituel requiert trois humains particuliers ainsi qu’un membre de leur ruche.


Dans le hall de ce théâtre du 19ème siècle, les spectateurs sont plongés d’emblée dans l’ambiance brumeuse et sombre des films d’épouvante de la Hammer. Le port de capes noires pour tous les spectateurs est une bonne idée. Les costumes et le jeu des acteurs sont irréprochables (à part peut-être, pour l’anecdote, les bottes modernes de Carmilla qu’on peut apercevoir à la fin du spectacle). Je n’ai pas été convaincue par ce nouveau style de spectacle : le théâtre en immersion. L’idée est bonne mais pas encore tout à fait au point. Le public est libre d’explorer le théâtre et de suivre les acteurs qui changent sans cesse de lieux. Les grandes scènes reviennent dans le hall. Au public donc de découvrir les différentes mini-scènes (cimetière, bar, boudoirs, chambre, etc.) et de choisir quel(s) personnage(s) suivre. Mordue de vampires, j’ai donc choisi de suivre essentiellement ces derniers… Seulement, les acteurs peuvent sortir précipitamment, et, souvent par manque de place (dû à certains passages restreints ou face à un groupe figé de spectateurs) ou par méconnaissance du lieu, je les ai totalement perdus ! Ma frustration n’a cessé de s’accroitre avec ce système de choix (au final on n’assiste pas à tout) mais surtout au hasard (on arrive dans des pièces vides, au milieu ou à la fin d’une mini-scène pour les plus malchanceux). J’ai appris par la suite que j’étais passée à côté de certains décors (chambre, bar, etc.) et même de deux acteurs incarnant des vampires mineurs. On est d’autant plus frustré de rater des scènes lorsqu’on entend des dialogues ou des cris provenant de mini-scènes attenantes... Lorsque l’on commande son billet sur internet, on reçoit en retour une lettre d’invitation de Nathaniel Blythe à la soirée. Plus d’interactions par email aurait été bienvenues, ou une sorte de journal sur un site internet temporaire, voire un historique des trois invités spéciaux. Ceci d’autant plus que le spectacle ne propose pas du tout de programme à la vente. Même si je ne regrette pas l’expérience, ces deux heures de spectacle ont été un mélange d’émotions contradictoires.


Le studio de la Hammer