Monstres humains
et inhumains


Etude

Martine Boyer et Pierre Bourdy

2006

Intemporel – Stanislas Choko collection


Par le biais des affiches de cinéma, cette étude décrit différents monstres, dont les vampires. Ces derniers jouent sur le double registre de l’attirance et de la répulsion. Les auteurs présentent les caractéristiques classiques du vampire, son évolution ainsi que ses différents visages au cinéma. 


Le texte est en français et en anglais.


Ne projetant ni ombre ni reflet, le vampire classique, vêtu d’un habit de soirée et d’une cape, se distingue par son teint livide et ses yeux injectés de sang. Quant aux femmes vampires, elles sont ensorcelantes. Capable de changer d’apparence, le vampire utilise également la télépathie, l’hypnose, la dématérialisation et sa force surnaturelle. Les roses blanches deviennent rouges en leur présence puis se fanent rapidement. Pour les détruire, il faut leur enfoncer un pieu dans le cœur ou leur enfoncer l’œil gauche, les décapiter, les brûler ou encore leur arracher les crocs. Les vampires traditionnels attaquaient en premier lieu leurs proches. Par la suite, la morsure du vampire est devenue sensuelle, voire érotique.

Dans le film de Murnau de 1922, le Nosferatu est un être pestiféré horrifique. Bela Lugosi, le Dracula des années 30, détermine les codes d’appréhension du personnage. Dracula est devenu un vampire haut de gamme, qui exerce un rapport de vassalité envers son entourage. Christopher Lee, qui incarne le Dracula des studios britanniques de la Hammer, développe à l’écran l’érotisme du vampire. Par la suite, le vampire évolue en groupe, et deviens plus violent. Les protections traditionnelles (ail, crucifix, soleil) ne sont pas souvent efficaces vis-à-vis des vampires modernes.


J’ai apprécié la variété d’affiches et les différents genres présentés. Le texte est malheureusement trop succinct pour rester dans les mémoires.