Le vampirisme aujourd’hui


Etude

René de Lhamort

2003

Editions Télètes


Au Pérou, René de Lhamort entra en contact avec des adeptes d’une fraternité vampirique d’Hommes chauves-souris. Pour eux, la finalité du vampirisme est la réalisation du corps subtil immortel.


Cette étude a été rééditée en 2015.


Les adeptes de cette fraternité sont « mis à mort » dans le Royaume de Xibalta, le monde souterrain des Ténèbres. Cette mort de l’initié féconde l’Inframonde et lui permet, en retour, d’être ressuscité par les Seigneurs de la Mort. Cette résurrection est la réalisation du corps immortel du Soleil Noir. Par l’intermédiaire de ce corps, l’adepte accède à une supra conscience qui lui octroie le pouvoir de renaître consciemment sous une autre forme humaine. Son immortalité consiste à enchaîner les vies les unes aux autres ponctuées par des périodes de repos sans l’Invisible. En Europe, l’auteur a suivi les enseignements de l’Ordre du Dragon Noir de Nyarlathotep, également appelé le Dieu chauve-souris de la Mort. Dans la tradition amérindienne, il est nommé Kamazotz.

L’initiation des adaptes réactive les atavismes primordiaux logés dans le cerveau reptilien. Cela permet d’entrer en communication avec les intelligences extra-terrestres notamment les Grands Anciens. Ces derniers ont créé la race humaine au moyen d’une manipulation génétique en combinant leur propre ADN avec ceux de gènes d’humanoïdes terrestres.

Il existe deux types d’adeptes : les vampires lunaires (qui sont possédés et initiés par l’âme d’un vampire) et les vampires solaires (qui sont initiés par un Maître vivant détenteur de la gnose magico-alchimique du Corps Glorieux).

L’auteur nous apprend également que quelques milliers d’êtres humains ont été contaminés par un virus à leur naissance ou à la suite d’une infection. Ce rétrovirus, le K17, fut isolé en 1962 par l’Université de Cap Town. Ces personnes éprouvent le besoin de consommer du sang. Ils sont aussi sensibles à la lumière et aux UV. Leurs capacités physiques et intellectuelles sont accrues.

Ces « vampires » se classent dans plusieurs catégories :
- Les vampires classiques vivent plus longtemps que les humains. Leur ADN a acquis une structure totalement différente. Les femmes sont majoritairement stériles.
- Les vampires génétiques, issus de deux vampires classiques, grandissent trois fois plus rapidement qu’un humain.
- Les vampires héréditaires, nés de parents humains, possèdent un vampire classique parmi leurs ancêtres.
- Les Vampires nocturnes ont pour parents un vampire héréditaire et un humain.
- Les Vampires psychiques sont capables de drainer le chi à distance. Ils ne sont pas forcément conscients de leur nature. Ils sont parfois possédés par un vampire décédé.
- Les vampires d’énergie non humains proviennent de sources occultes.


Cette étude est une succession de termes grandiloquents qui forment au final une mythologie obscure. L’auteur lui-même évoque dans sa préface un canular. Le vampirisme, fruit d’une quête initiatique, se mêle aux mythes de Lovecraft (?). Bref, « Le vampirisme aujourd’hui » est aussi crédible que la carte de visite d’un marabout !