Guide secret des vampires


Etude

Jacques Sirgent

2015

Editions Ouest-France


Depuis les années 1990, le vampire est devenu un produit de consommation courante. Ce guide présente plusieurs aspects du vampire (sociologique, ethnologique, psychologique, etc.) dont le caractère universel est complexe. Tout en cherchant à présenter les origines du vampire, l’auteur aborde de nombreux thèmes associés comme les tueurs en série, la sorcellerie, les loups-garous, certaines maladies qui présentent les symptômes du vampirisme. Cette étude propose également une sélection de films marquants, des idées de destinations vampiriques ainsi qu’un article sur les textes d’amour courtois et les textes savants…


Jacques Sirgent est un spécialiste de la personnification du mal, et le fondateur du "Musée des vampires" situé aux Lilas (dans le 93, près de Paris). Il publie régulièrement des articles dans des revues consacrées au paranormal. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les vampires : "Les voleurs d'âmes" de 2006 (réédité en 2010), « Le livre des vampires » de 2009, "Le vampire en France" de 2010, "Erzsebeth Bathory " en 2010 et "Anges, vampires, démons : les combattants de l'ombre" en 2011. En 2012, il a publié une nouvelle traduction du "Dracula" de Bram Stoker chez J'ai lu, et a également réalisé la traduction de l'ouvrage "Le journal perdu de Bram Stoker".


A la Préhistoire, le vampire était représenté comme une créature éthérée. Le sang est un élément primordial pour certains cultes et divinités, avides de sacrifices (animal ou humain). L’importance du sang est soulignée dans les premiers textes écrits assyriens. Lié à la vie et à la mort, il fut doté de propriétés magiques. Les rituels funéraires doivent être pratiqués dans les normes afin de satisfaire les défunts

Le vampire est un mort-vivant (ou non-mort) dénué d’âme, qui se nourrit de sang ou d’énergie vitale. Il contamine ses victimes qui deviennent à leur tour des vampires. En Europe de l’Est, le vampire était désigné sous le terme de cadaver sanguisugus. Avant le 19ème siècle, il n’arborait pas de canines proéminentes. Avec le roman « Dracula », Bram Stoker inventa l’absence de reflet et la transformation du vampire en chauve-souris.


Je regrette que les nombreux sujets abordés, notamment la partie sur les arts, n’aient été que survolés. Plusieurs aspects sont assez bizarres, comme le choix des livres présentés dans la bibliographie, ou encore certains propos erronés (par exemple : les vampires dans Twilight boivent du sang synthétique ?!). J’ai cependant apprécié le soin esthétique apporté à l’ouvrage.

Coup de gueule contre Jacques Sirgent

Anges, vampires, démons
Erzsebeth Bathory : le sang des innocentes
Livre des vampires, le
Vampire en France, le