Dracula Tragedia dell’arte


Spectacle

Régis Monot

2014

Albin Lahore, Régis Monot, Anne-Marie Bulté,
Virginie Amenc et Delphine Kuehn


Le notaire Reinfield est sous la coupe du Comte Dracula. Il espère entrer dans les bonnes grâces de son maître vampire en organisant au mieux son installation à Londres. Renfield envoie le clerc Jonathan Harker dans les Carpates afin de finaliser la vente de quatre propriétés. D’abord réticent, Harker voit en ce voyage une opportunité professionnelle considérable. Le jeune clerc annonce son départ à sa fiancée Mina. En Valachie, le nom Dracula terrorise les villageois. Harker apprend que seuls les Tziganes se rendent au château du Comte Dracula…


Créé en 2014, « Dracula Tragedia dell’arte » s’inspire du roman « Dracula » de Stoker, du film éponyme de Coppola et du « Bal des vampires » de Polanski. Ce spectacle d’1h20 a été mis en scène par les cinq comédiens de la Compagnie de Vive Voix. Le texte a été écrit par Régis Monot et les chants par Delphine Kuehn.


Les vampires sont des créatures nocturnes qui craignent les croix, l’ail et l’eau bénite. Ils se distinguent par leur teint pâle et leurs crocs effilés. Le Comte Dracula doit se reposer sur une couche de sa terre natale. Il en apporte vingt caisses à Londres. Le Professeur Van Helsing, spécialiste des maladies rares et énigmatiques, utilise des hosties consacrées pour purifier les repaires de Dracula. Les victimes de vampires, vidées de leur sang, se transforment à leur tour en vampire. Un pieu fiché dans le cœur assure le repos de leur âme. Lorsque le Comte Dracula force Mina à boire de son sang, il établit une connexion mentale avec elle.


« Dracula Tragedia dell’arte » m’a paru infiniment long. Je n’ai pas du tout accroché à l’humour populaire de la pièce (synonyme, ici, d’au raz des pâquerettes) ni au jeu, souvent hystérique, des comédiens. Les incessants anachronismes m’ont agacée alors qu’ils ont pourtant bien fait glousser mes voisins. Je regrette également les nombreuses répétitions (Renfield qui explique son plan au public puis à Harker, les adieux interminables des fiancés, la transfusion de Lucy, etc.) ainsi que les insistances des acteurs sur leurs jeux de mots (au cas où le public serait trop stupide pour les comprendre tout seul). Le Théâtre de l’Orme, d’une trentaine de places, situé à Paris rend parfaitement l’atmosphère d’un caveau moisi de vampire (prévoir un masque à gaz à l’entrée et une bonne douche à la sortie)… La troupe donne encore deux représentations en ce lieu peu accueillant et mal ventilé, le 31 mai et le 13 juin 2015.


Dracula