Le vampirisme
de la légende au réel


Etude

Robert Ambelain

1977

Piktos


Les vampires sont sensés subsister grâce à la force vitale des vivants. Les cas de corps imputrescibles, ainsi que ceux de mort apparente, donnèrent lieu à des sortes d’épidémies vampiriques en Europe de l'Est au 18ème siècle. Robert Ambelain compile des extraits et des citations de textes et de procès-verbaux.


Cette étude a été rééditée aux éditions Piktos - Trajectoire en 2015. Robert Ambelain a publié de nombreux ouvrages dans les domaines de l’ésotérisme, de l’occultisme et de l’astrologie.


Le vampire est caractérisé par un état intermédiaire entre la vie et la mort. Depuis sa transformation, son corps ne change plus. Ils prirent de nombreuses appellations, telles que vampires (en Hongrie) ou oupire (en Pologne et en Russie).

Selon les légendes, le vampire attaquerait ses proches durant la nuit. Les victimes souffrent de cauchemars, d’une sensation d'étouffement, et d’une faiblesse extrême qui les conduit à la mort. Leur corps porte des tâches bleuâtres inexpliquées. Les victimes d’un vampire se transforment à leur tour en morts-vivants. Certaines personnes seraient prédestinées, notamment les médiums. Les vampires psychiques peuvent être personnes âgées ou malades, qui absorbent l’énergie vitale des personnes à proximité.

Le vampire du folklore est capable de se dématérialiser, de léviter et de changer d’apparence. Il se distingue par son absence de reflet ainsi que par ses canines longues et pointues.

De nombreux rites de protection étaient censés tenir éloignés les vampires. Les objets mortuaires étaient proscris dans maisons tout comme les linges souillés de sang menstruel ou provenant de blessures. Les armes tranchantes - souvent bénies - repoussaient les vampires, tout comme l’arsenic (et non pas l'ail), ou encore les anneaux ornés de certaines pierres bénéfiques. On faisait passer les animaux dans un ordre précis à travers les feux de misère.

Lors des épidémies vampiriques, les corps des prétendus vampires étaient exhumés et mutilés. La poitrine transpercée, la tête séparée du corps puis le tout jeté au feu. Les cadavres pouvaient également être cloués dans leur tombe.


Les trois quarts de l'ouvrage ne traitent pas du mythe du vampire mais de thèmes ésotériques : dédoublement, phénomènes de matérialisation, de dématérialisation, médiums et autres expériences métaphysiques. L’auteur se contente de compiler des citations et des extraits d'autres ouvrages (notamment les études de Calmet, d’Hector Durville, etc.). La réflexion de Robert Ambelain sur les vampires reste très superficielle et peu structurée. On peut également remarquer la faute (non corrigée dans cette nouvelle édition) sur le nom de famille de « Stocker ». Voici un extrait d’un passage assez obscur pour vous donner une idée du style de l’auteur : « Il est évident qu'un seul de ces aphorismes ne suffira pour faire craindre une mort par un vampirisme mais si de très nombreux augures sidéraux de cette série se retrouvent dans un Ciel de Nativité, le sujet fera bien de surveiller son sommeil, la nature de ses rêves et sa santé. ». Je passe !


Dissertation sur les vampires

Les vampires folkloriques