Vampire malgré moi
(Vampiro a mi pesar)


Roman fantastique

Andreu Martin

1992

Folio Junior


Un matin, Ilia se réveille totalement immobilisé, incapable de bouger ou de parler. Ses proches le pensent victime de la malédiction de l’homme-loup d’une troupe de saltimbanques. Toujours incapable de réagir, Ilia assiste à ses propres funérailles. Lorsqu’il revient finalement à la vie, les villageois le prennent alors pour un vampire…


Les vampires sont désignés sous les termes de vourdalak ou d’oupiro. Leurs proches ne doivent plus prononcer leur nom sous peine d’attirer le malheur. Selon les légendes, les vampires fuient devant les crucifix et la lumière du jour. Ils mordent les membres de leur famille pour boire leur sang et finissent par les contaminer. Ils sont sensés pouvoir se transformer en chauve-souris, en serpent ou en loup. Ils possèdent des crocs acérés et un regard hypnotique. Pour les détruire, les villageois leur plongent un pieu en plein cœur, les décapitent et brûlent leur corps réduit en morceaux.


Ce roman aborde un thème peu traité du vampirisme : l’hystérie collective dans un village isolé. Lorsqu’un malheureux, victime d’une crise de catalepsie, revient à la vie, il est pris pour un vampire. Les légendes, le fanatisme de certains ainsi que les propos déformés peuvent mener à une « épidémie vampirique ». Le roman est bien construit et original.


Les vampires folkloriques