Le miroir obscur


Etude

Stéphane du Mesnildot

2013

Rouge profond


Cet ouvrage présente une quinzaine de films vampiriques plus ou moins connus ou populaires.


- Bram's Stoker Dracula de Coppola (1992). Dans ce film romantique aux influences classiques, le vampire influence les rêves et les pensées des mortels.
- Nosferatu de Murnau (1922). Le vampire, porteur de peste, est une créature inscrite dans la généalogie animale et végétale (sic). La morsure est toujours hors champ.
- Vampyr de Dreyer (1932). Les vampires, qui évoluent dans un univers onirique aussi tangible que le réel, éveillent le désir.
- Dracula de Browning (1931). Bela Lugosi, séducteur exotique d'un nouveau genre, fit un succès au théâtre puis au cinéma. Avec lui, le vampire devint un libérateur de pulsions.
- La marque du vampire de Browning (1936). Avec ce film de faux vampires, Carol Borland obtint le statut d'icône gothique.
- La momie de Freund (1932). Dans cette version orientalisante de Dracula, Im-Ho-Tep veut s'emparer de l'âme d'Helen, réincarnation de son amour perdu.
- Le cauchemar de Dracula de Fisher (1958). Ce film en couleur montre à l'écran tout ce qui était dissimulé avant : la violence, la sexualité, les canines et les morsures.
- Du sang pour Dracula de Warhol et Morrissey (1974). Dans ce film gothique trash, l’aspect maladif s’exprime par une crudité dérangeante.
- Lèvres de sang de Kümel (1971). Delphine Seyrig incarne une vamp qui mène une vie secrète et artificielle. - Dracula de Badham (1979). Frank Langella incarna le personnage de Dracula au théâtre. Son vampire, vecteur d'émancipation, laisse ses proies en pleine extase.
- Les prédateurs de Tony Scott (1982). Les vampires consomment et prennent du plaisir. Sur le déclin, ces momies immortelles souffrent d'une soif de sang inextinguible.
- The addiction de Ferrara (1995). Le réalisateur récupère l'héritage de Warhol et de Morrissey. Il montre une "blank génération" vide et exsangue. Les vampires ne sont plus que des junkies.


J'ai apprécié la présentation du film "Du sang pour Dracula" ainsi que les commentaires sur Andy Warhol, présenté comme une sorte de vampire psychique moderne. Le style général est hélas trop lourd pour si peu d’informations. Je ne recommande donc pas cet ouvrage, que ce soit aux néophytes ou aux lecteurs recherchant des informations précises sur le cinéma vampirique.