Les enterrés vivants


Etude

Dr Peron-Autret

1979

Presses Pocket


Cette étude se penche sur les cas d'enterrements prématurés, fortement associés au mythe du vampire. Les personnes atteintes de catalepsie restent conscientes mais sont incapables de bouger ou de parler. En cas d'erreur de diagnostic ou lors de périodes d'épidémies et d'inhumations immédiates, certaines « reviennent à la vie » dans leur cercueil. Lors des épidémies de vampirisme aux 17ème et 18ème siècles, les bruits inquiétants venant des tombes provenaient, dans l'imaginaire populaire, de vampires. En proie à la terreur, les malheureux enterrés vivants se mutilaient et finissaient par mourir d'asphyxie. En ouvrant leur cercueil, les villageois, qui découvraient alors leurs corps ensanglantés, se confortaient dans leur hystérie vampirique. La hantise d'être enterré vivant s'est manifestée depuis la nuit des temps...


Les symptômes de mort apparente (visage exsangue, yeux encavés, joues affaissées, corps inerte) ne sont pas toujours signes de mort réelle. La mort n'est pas un phénomène instantané mais un processus où aucun symptôme ne peut être pris individuellement. L'immobilité d'un corps n'est pas forcément un signe d'absence de vie mais peut être un évanouissement, une perte de connaissance, une lipothymie, une syncope légère ou grave. La raideur d'un corps peut découler d'un cas de catalepsie, d'une maladie mentale ou encore d'hypnose. Des cas de noyade, d'hypothermie ou de coma toxique (barbiturique ou neurophégique) sont revenus à la vie après un arrêt respiratoire et un ralentissement du rythme cardiaque.


Dans cette étude, l'auteur décrit les mécanismes de la mort. Il liste également des cas célèbres d'enterrements prématurés à travers les âges. Cet ouvrage est un complément intéressant pour les lecteurs souhaitant se renseigner sur les « épidémies vampiriques ».


Les vampires folkloriques