Gothic :
the dark heart of film


Etude en anglais

Edité par James Bell

2013

BFI


Cette étude présente les archétypes de l'horreur du cinéma et de la télévision, comme les vampires, les sorciers, les scientifiques fous, les monstres, les revenants, etc. Ces archétypes, qui reflètent les fantasmes et les peurs profondes de chaque génération, ont évolués. Les vampires, autrefois des aristocrates solitaires, sont devenus des séducteurs et des héros de franchises à gros budgets.


La postface est rédigée par Christopher Frayling, auteur de l'étude de 1991 "Vampyres: Lord Byron to Count Dracula".


Dans les années 1920, Hamilton Deane adapte le roman "Dracula" de Bram Stoker au théâtre. Bela Lugosi, qui incarne le Comte Dracula, est devenu grâce au film de 1931 des studios Universal une véritable icône. Le Nosferatu de Murnau de 1922 conserve les traits hideux des vampires folkloriques, véritables cadavres ambulants. En 1957, le Comte Lavud, du film mexicain "Le vampire", se dote de crocs acérés. En 1958, Christopher Lee incarne un Dracula aux yeux injectés de sang ; lui aussi exhibe des crocs effilés. Dans les années 60, le vampire fait des apparitions régulières à la télévision américaine avec les séries familiales "The Munsters" (1964-1966) puis "Dark Shadows" (1966-1971). Le monstre prend des atours sympathiques, voire attirants. En 1976, la romancière Anne Rice dote ses vampires de remords et de sentiments. Avec le film "Martin" de 1977, George Romero est loin du cliché de Dracula. Son vampire est un misérable tueur en série. Les effets spéciaux permettront de souligner les traits inhumains des vampires et les effets gores.


Les monstres, et plus particulièrement les vampires, inspirent la répulsion mais aussi la fascination. Les films et les séries vampiriques explorent de nombreux genres. Cette étude démontre que l'Angleterre et l'Irlande sont le berceau du courant gothique, très présent dans la culture populaire. Cet ouvrage, instructif, est largement illustré.