Vampire lovers :
screen's seductive creatures
of the night


Etude en anglais

Gavin Baddeley

2010

Plexus


Le phénomène "Twilight" a remis au goût du jour la fascination du public pour les vampires. "Vampire lovers" regroupe les portraits de personnages emblématiques, plus ou moins populaires, du cinéma et de la télévision. Le vampire a évolué, passant des vampires folkloriques (de repoussants cadavres ambulants) aux séducteurs modernes. Ces vampires humanisés, dénués de pulsions sanguinaires, font grincer des dents les puristes du mythe...


Gavin Baddeley est également l'auteur de l'étude "Gothic : La culture des ténèbres" parue en 2002.


Avec sa série "Twilight", Stephenie Meyer détourne les codes du genre. Ses vampires ne sont plus uniquement des créatures horrifiques. Dans la comédie horrifique des années 80 "Génération perdue", qui cible les adolescents, les vampires chassent en bande. David, leur chef, profite pleinement de ses pouvoirs et de sa jeunesse éternelle pour braver tous les interdits. Dans la série télé anglaise "Being Human", Mitchell a une vision optimiste de sa "non vie". Il souhaite une vie normale et devenir meilleur.

Le personnage de Dracula ne cesse de revenir sur les écrans. En 1931, après l'avoir incarné au théâtre, Bela Lugosi fait un succès au cinéma. Il reste l'archétype du vampire classique en costume de soirée et avec un fort accent hongrois. Le second grand interprète du Comte Dracula est Christopher Lee qui propose, dans le film "Le cauchemar de Dracula" de 1958, un prédateur sexuel exhibant des crocs effilés. En 1972, avec "Blacula", William Marshall incarne le prince africain Manuwalde vampirisé par Dracula. Il tentera de trouver la réincarnation de son ancien amour. En 1974, dans le film "Du sang pour Dracula", Udo Kier incarne un Comte maladif et pathétique qui ne trouve plus assez de sang de vierges pour se nourrir. Dans les années 70, Frank Langella avait également interprété le Comte au théâtre. En 1979, dans le film "Dracula", il propose un vampire plus humain et attirant. Dans "Bram Stoker's Dracula" de 1992, Gary Oldman incarne le vampire, maître des transformations physiques, séduit par la réincarnation de sa défunte femme. Dans le film d'action "Van Helsing" de 2004, le chasseur de vampire vole la vedette à Dracula (incarné par Richard Roxburgh).

Carmilla et la Comtesse Bathory inspirent également les cinéastes. En 1970, dans le film "The vampire lovers", Ingrid Pitt interprète Carmilla Karnstein. En 1971, dans "Les lèvres rouges", Delphine Seyrig incarne une femme fatale manipulatrice particulièrement attirée par les femmes. Dans les années 1990 et 2000, les femmes vampires envahissent les films d'action. Marie, qui n'a pas choisi de devenir un vampire, s'attaque aux membres de la pègre pour se donner bonne conscience dans "Innocent blood" de 1992. Lilith Silver, icône de la culture underground, est l'anti-héroïne du film de 1998 "Razor Blade Smile". Selene, exécutrice de loups-garous, est le personnage phare de la licence "Underworld" débutée en 2003. Les femmes vampires, véritables femmes fatales, sont également plus exotiques : la Comtesse Marya Zaleska ("La fille de Dracula" de 1936), la sorcière immortelle Asa Valda (Le masque du démon" de 1960), la stripteaseuse provocante Katrina ("Vamp" de 1986) ou encore l'ensorcelante Santanico Pandemonium ("Une nuit en enfer" de 1996).

Les vampires mâles sont également des figures marquantes auprès du public. En 1967, le vampire Barnabas Collins apparaît lors du 210ème épisode du soap opera "Dark Shadows" (1966-1971). Lestat, l'ange noir des romans d'Anne Rice, prend vie à l'écran dans le film "Entretien avec un vampire" en 1994. Dans les séries télé, les vampires, antihéros tourmentés, ne cessent de séduire les mortelles : Angel et Spike (dans la série "Buffy contre les vampires" diffusée de 1997 à 2003), Bill et Eric (dans "True blood", débutée en 2008) ou encore les frères Stefan et Damon Salvatore (dans "Vampire Diaries" débutée en 2009).


A travers cette étude, Gavin Baddeley, expose les figures cinématographiques marquantes du cinéma et de la télévision. "Vampire lovers" comprend de nombreuses illustrations ainsi que des interviews d'acteurs. Cet ouvrage démontre la nature paradoxale du vampire, qui prend souvent des traits angéliques tout en conservant ses instincts de prédateurs. Les vampires modernes se sont éloignés des clichés pour évoluer au fil des décennies.


Gothic : la culture des ténèbres

90 ans de cinéma vampirique