Le château
des messes noires
(Der Fluch der schwarzen Schwestern)


Film érotique pour adultes

Joseph W. Sarno

1973

Nadia Henkowa, Anke Syring,
Nico Wolferstetter


Des jeunes filles se rendent au château de Varga afin d'y recevoir un héritage. L'une d'entre elles est censée être la descendante directe de la baronne Varga. Le même soir, Julia et son frère trouvent refuge au château après une panne de voiture. Julia étudie les croyances et les superstitions locales. Toux deux portent une croix protectrice. Chaque nuit, la gouvernante du château préside des messes noires dans le but de ressusciter la baronne vampire…

Cette coproduction allemande, suisse et suédoise fut distribuée sous de nombreuses appellations : " Les vierges des messes noires ", " La secte de l'horreur ", " Vampire ecstasy " ou encore " The Devil's Plaything ". Joseph W. Sarno est le scénariste et le réalisateur du film. Destiné au marché international, il fut tourné directement en anglais.


Au Moyen Age, la baronne Varga régnait en véritable despote. Buvant le sang de ses victimes, elle acquit la réputation d'être un vampire. Sa sœur se révolta et la fit brûler. La légende raconte que son esprit rôde en quête de vengeance. Lors d'une cérémonie, la vampire pourrait prendre possession de sa descendante. Pour assouvir sa vengeance, la baronne Varga boirait alors le sang de ses ennemies. Dans cette région, les vampires sont aussi surnommés les " morts en sursis ".

Durant leurs cérémonies à la gloire de Satan, les servantes de la baronne Varga envoûtent leurs proies par le biais de la magie sexuelle. Elles peuvent également communiquer par télépathie. Leurs victimes possédées ne gardent aucun souvenir de leurs nuits de luxure au château.

Julia possède deux croix qui repoussent les servantes de la baronne vampire. Elles sont incapables de toucher ces talismans ou de posséder l'esprit de ceux qui les portent. L'unique méthode pour détruire un vampire est de lui percer le cœur avec un pieu en bois. Une fois mort, les serviteurs du vampire sont libérés de son emprise.


Malgré un esthétisme intéressant, ce film tourne en rond. Les scènes alternent entre des discussions sommaires durant les journées, des cérémonies nocturnes et des attouchements saphiques. Le vampirisme, étant ici associé au satanisme et au magnétisme sexuel, les actrices passent leur temps dénudées. Ce film pourrait être l'adaptation live d'une bande dessinée Elvifrance, mais sans le côté humoristique (si ce n'est les dialogues et les incantations, assez ridicules). Les chauves-souris - la plupart du temps invisibles - sont assez exceptionnelles : elles font un bruit de baisers (?) et déchirent les vêtements de Julia qui finit nue !