Vampires : la vérité occulte
(Vampires : the occult truth)


Etude

Konstantinos

1996

Ada éditions


Konstantinos, praticien occulte et chercheur, explore les coutumes des vampires folkloriques ainsi que le mode de vie des " vampires " mortels contemporains. Au travers de nombreux témoignages, cette étude présente les besoins de ces " vampires " sanguins et psychiques. La plupart sont influencés par les vampires littéraires et cinématographiques. Cette étude propose également un tour d'horizon des vampires folkloriques (comme Peter Plogojovitz et Arnold Paole au 18ème siècle ou encore le récit du vampire de Croglin Grange en 1870) et des mortels terrifiants associés au vampirisme (comme Vlad Tepes, la Comtesse Bathory, Gilles de Rais, Fritz Haarmann et John Haigh). L'auteur propose enfin des méthodes pour se protéger des vampires psychiques ainsi qu'une bibliographie.


Le vampire est présent dans de nombreuses civilisations. Dans le mythe sumérien, l'ekimmu, une sorte de vampire psychique, revenait d'entre les morts suite à un décès violent ou à des funérailles inappropriées. L'uruku était un démon femelle, tout comme Lilith. Les goules étaient signalées dans la culture arabe. En Inde, de nombreuses divinités et entités vampiriques existaient, comme Kali, les raksashas ou les vetalas. En Asie, les populations devaient se protéger des langsuir, penanggalan, bhuta, hantu saburo, hantu dodong, hantu parl, chiang-shih, kappa, yara ma yha who, etc ; en Afrique, des obayifo et des asabonsam. Les lamia et les vrykolakas, originaires de Grèce, étaient des femmes mortes en couche.

Les vampires des légendes diffèrent de ceux décrits dans les romans et les films populaires qui les dotent de pouvoirs fantastiques. Dans la représentation traditionnelle du folklore, le vampire est un mort-vivant, qui sort de sa tombe la nuit pour attaquer les vivants. Son apparence est repoussante (teint rougeâtre, corps bouffi, yeux injectés de sang, haleine et odeur répugnantes). Le vampire folklorique est doté d'une grande force et conserve un désir sexuel. Certains vampires psychiques n'ont pas de substance tangible (leurs victimes ne distinguent qu'une masse sombre aux yeux rouges). Les vampires psychiques, involontaires ou intentionnels, paralysent leurs proies, pèsent sur leur poitrine et drainent leur énergie. Ces vampires sont en fait le corps astral d'une personne vivante ou décédée.

Afin de se protéger des vampires psychiques, l'auteur propose des rites de purification, de bannissement et de séparation des liens. Les méthodes du folklore pour repousser et détruire les vampires ont largement été utilisées dans les œuvres de fiction. Les non-morts ne supportaient pas les objets sacrés et bénis, l'ail, l'églantier, le bois des épineux, les couteaux, etc. Ils devaient compter les graines jetées devant eux ou encore dénouer les nœuds. D'autres méthodes les forçaient à rester dans leur cercueil. Les orifices du corps, censés faire un lien avec l'âme, étaient protégés par des objets sacrés ou de l'ail, afin de chasser les mauvais esprits. Les vampires étaient détruits par un pieu en bois fiché dans le coeur, la décapitation ou le feu. Leurs restes étaient dispersés dans l'eau courante.


Konstantinos présente son étude comme étant le premier traité complet sur le sujet. Je reste plutôt dubitative car il n'avance finalement que très peu d'informations inédites. Le style est, en outre, particulièrement lourd avec d'innombrables présentations des chapitres suivants. L'auteur dit vouloir aborder toutes les facettes du vampire, mais ses propos se limitent aux vampires folkloriques et psychiques, ces derniers étant d'ailleurs mal présentés selon moi.


Les vampires folkloriques