Le livre secret
des vampires


Etude

Katherine Quénot

2011

Desinge & Hugo et Cnie


Cette étude présente le mythe du vampire de A à Z. Créature paradoxale, le vampire repousse et attire les mortels, cristallisant leur crainte de la mort et leur aspiration à l'immortalité. Ce dictionnaire revient sur les thèmes associés au mythe (les tueurs en série, les chasseurs de vampires, ceux qui sont prédestinés à devenir des vampires, les lieux vampiriques, etc.) et fait le tour des différents médias.

Katherine Quénot avait publié en 1999 un roman pour enfants : " L'éveil du vampire " puis, en 2009, l'étude " L'encyclopédie amoureuse des vampires ". " Le livre secret des vampires " compile de nombreuses références (romans, vidéos, jeux…) ainsi que des extraits de textes de spécialistes (Colin de Plancy, Calmet, Michael Ranft, Robert Ambelain, Jean Markale, Jean Marigny).


Ni mort ni vivant, le vampire est une véritable anomalie douée de pouvoirs surnaturels mais aussi de faiblesses. Pour subsister par delà la mort, le vampire a besoin de s'alimenter en sang humain (certains se nourrissent d'énergie psychique ou sexuelle). Généralement doté d'un regard hypnotique, le vampire possède également des caractéristiques physiques hors norme : immortalité, vitesse, force, endurance, régénération et sens accrus. Il se distingue des mortels par son absence de reflet.

Le vampire évolue continuellement et s'adapte aux époques qu'il traverse. De nos jours, il projette une image sympathique. Au fil des siècles et des civilisations, cet être a reçu de nombreuses appellations comme l'appeleur, le broucolaque, le cadaver sanguinus ou encore le mâcheur. Dans le folklore, le vampire était souvent une âme en peine n'ayant pas reçu de funérailles ou de prières appropriées. Le diable était également capable de ranimer les cadavres enterrés hors des cimetières. Dans certains traités ésotériques du 18ème siècle, l'âme végétative survivait à la mort pour entrer en conflit avec les vivants. La viande de bétail mordu ou tué par un vampire était source de contamination. La " cruention " désignait un corps qui se mettait à saigner en présence du vampire ayant causé sa mort.

Les rapports officiels relatant les épidémies de vampirisme du 18ème siècle citent les nombreuses précautions prises pour immobiliser les morts dans leur cercueil : clouer la dépouille, la décapiter, l'entraver, en brûler le cœur, etc. Pour contenter le défunt, l'intérieur du cercueil était souvent peint en rouge ou recouvert de fleurs rouges. Afin de faciliter l'envol de l'âme du mort, on laissait les serrures ouvertes et ont défaisait les nœuds dans la maison. La pluie tombant sur le cercueil était jugée néfaste. Les vampires craignaient les objets religieux, les lieux saints, le fer, le feu, l'argent, l'ail, l'aubépine, l'aloe vera ou encore les graines de moutarde. Une exposition entre deux miroirs lui était fatale. Selon les légendes, le soleil affaiblit les vampires ou les tue. Seule une mort définitive lui permet d'atteindre le repos éternel et de récupérer son âme.


Katherine Quénot signe ici une seconde étude particulièrement intéressante. Les propos et les explications, très clairs, sont appuyés par de nombreuses illustrations. Ce dictionnaire complet et détaillé est un ouvrage indispensable, tant aux néophytes qu'aux passionnés du thème.


Encyclopédie amoureuse des vampires, l'

Eveil du vampire, l'

Devenir un vampire
Le tour du monde des vampires

Les vampires folkloriques