Abraham Lincoln
chasseur de vampires
(Abraham Lincoln vampire hunter)


Roman historico fantastique

Seth Graham-Smith

2010

J'ai Lu


En 2010, un écrivain amateur hérite des journaux d'Abraham Lincoln, dans lesquels il apprend que les vampires existent. Les journaux retracent l'arrivée des vampires en Amérique et leur influence sur les Sudistes. Abraham Lincoln fut l'un des plus grands chasseurs de vampires en son temps. A la mort de sa mère, victime d'un vampire, Lincoln fit le vœu de les exterminer. Sa lutte prit de l'ampleur au fil des décennies, en collaboration avec Henry Sturges, un vampire qui lui sauva la vie. Sturges commanditait à Lincoln les meurtres de ses congénères…

Une adaptation au cinéma par Timur Bekmambetov (réalisateur des films " Night Watch " et " Day Watch ") sort en 2012. Seth Graham-Smith a construit le scénario du film "Dark shadows" réalisé par Tim Burton en 2012.


Au 19ème siècle, en Amériques, les villes s'animèrent et prospérèrent. Elles gagnèrent également en insécurité. De nombreux corps furent retrouvés vidés de leur sang, sans aucune blessure apparente et dans un état de décomposition anormalement avancé. D'après les écrits de Lincoln, les vampires s'attaquaient aux vagabonds, aux voyageurs et aux prostituées, mais surtout aux esclaves.

Les vampires dissimulaient leurs traits inhumains (pâleur, yeux entièrement noirs, dents aiguisées, crocs rétractables, mains griffues). Ils ne craignaient pas le froid. Abraham Lincoln détectait les vampires car leur peau n'était pas rougie par le froid et parce qu'ils ne faisaient pas de buée en respirant. Lincoln s'était entraîné durant des mois pour égaler les capacités physiques accrues de ses adversaires (endurance, force, vitesse, sens, sauts). Bien qu'immortels, les vampires pouvaient être détruits par le feu, la décapitation ou le pieu. Un endommagement de la colonne vertébrale les paralysait temporairement. Les éléments du folklore, comme l'ail, les graines, l'eau bénite et les crucifix, ne fonctionnaient pas.

Pour se venger des humains, certains vampires empoisonnaient les proches de leurs ennemis. C'est le sort que connut la mère de Lincoln et un de ses fils. En donnant quelques gouttes de leur sang (appelées " la dose du fou ") à un mortel, le vampire condamnait le mortel au trépas. La victime souffrait alors de fortes fièvres et de délire, jusqu'à sa mort.

Henry Sturges expliquait à Lincoln que les vampires étaient d'une nature solitaire et agissaient en nomade. Lors de leurs premières décennies, les jeunes vampires vouaient une obsession de leur lignage. Au bout d'un siècle, ils développaient une certaine résistance au soleil. Les vampires restant toujours très sensibles des yeux, ils avaient l'habitude de porter des lunettes de verres fumés. Après trois siècles, ne supportant plus l'immortalité, beaucoup de vampires se donnaient la mort.


Cette relecture de l'histoire est intéressante et propose une biographie à demi fictive accrocheuse. Des photos détournées ajoutent au réalisme des événements. J'ai moins apprécié la seconde moitié de l'intrigue, où Lincoln arrête ses chasses pour fonder une famille et entamer son parcours politique jusqu'à la présidence. Le mystère de Roanoke (la disparition d'une colonie entière au 16ème siècle), les convictions de Lincoln contre l'esclavage ainsi que les luttes entre nordistes et sudistes sont intelligemment intégrés dans cette fiction vampirique.

Abraham Lincoln chasseur de vampires
Dark Shadows
Le manoir de Paris
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