Vampires :
A very peculiar history


Etude en anglais

Fiona MacDonald, David Salariya…

2010

Book House


Dracula est un personnage extrêmement populaire dans l'imaginaire collectif ainsi que dans les médias contemporains. Cette étude, annotée par le Comte Dracula, revient aux origines du mythe des vampires. Les histoires de vampires ont toujours terrifié mais aussi fasciné les hommes. La croyance actuelle au vampire est un mélange de religion (notamment de christianisme), de superstition, de folklore traditionnel et d'informations véhiculées par les médias. " Vampires : a very peculiar history " fait un tour d'horizon complet des thèmes liés aux vampires : les mythes et légendes du monde entier (buveurs de sang et divinités sanglantes), le folklore et les rites mortuaires, les créatures buveuses de sang (insectes et chauves-souris vampires), les premières histoires de vampires, Bram Stoker et Dracula, l'évolution du mythe et les vampires les plus populaires.


Le vampire symbolise la peur de la mort, mais aussi l'aspiration à la vie éternelle. La croyance aux vampires expliquait les événements restés sans réponse, comme les bruits nocturnes ou les morts soudaines - notamment de la peste ou de la tuberculose. Les connaissances médicales, comme celle de la corruption des corps, étaient minimes. Les mouvements de panique et d'hystérie collective furent amplifiées par des rapports officiels aux 17ème et 18ème siècles. Le traité du moine français Dom Augustin Calmet sera la source d'inspiration de nombreux poètes et nouvellistes.

Les vampires souffrent d'une faim insistante mais pas forcement que de sang. Certains vampires étouffent leurs victimes, d'autres se nourrissent de la chair, d'excréments ou encore d'énergie sexuelle.

Certaines personnes étaient prédestinées à devenir des vampires, notamment les suicidés et les pécheurs, qui enfreignent les lois divines. Envieuse des vivants, les femmes mortes en couche avaient aussi de fortes chances de revenir en l'état de vampire. La morsure contamine la victime, mais il existe d'autres méthodes pour se transformer en vampire : une malédiction ou la possession d'un cadavre. L'esprit du défunt n'ayant pas reçu de funérailles appropriées, ou ayant subi une mort violente, réanime le corps. Les vampires étaient apparentés aux sorciers et aux loups-garous. La nuit de la Saint Georges (le 22 avril) était considérée comme néfaste pour les vivants.

Pour se prémunir des vampires, il existait une multitude de rituels. Depuis l'Empire Romain, le fer était jugé bénéfique. Le vampire était également forcé de compter les graines jetées devant lui (symboles de la vie, le vampire était contraint de ne pas les gaspiller). Vers 1800, lors de funérailles en Ecosse, deux amis devaient se battre en duel : le premier sang versé était offert au défunt.

Les amateurs de littérature étaient friands d'histoires vampiriques. A la fin 17ème siècle, le courant romantique s'empara du vampire pour en faire des poèmes. En 1819, Polidori publia " Le vampire ", le premier récit en prose sur ce thème. Les " Penny dreadfuls " ciblaient les masses populaires avec des récits à feuilleton. " Varney the vampire " dura pendant 2 ans (entre 1845 et 1847). Jusqu'au 19ème siècle, les vampires femelles prennent les traits de femmes fatales et corruptrices. L'opinion de l'époque présentait les femmes comme des êtres faibles, uniquement dirigées par leurs instincts et leurs sentiments. Ces femmes vampires symbolisaient parfaitement un amour dangereux et interdit.


Cette étude est une véritable encyclopédie de poche. Elle bénéficie d'une présentation aboutie (format attrayant avec de nombreuses illustrations) ainsi que de nombreux extraits de textes. En plus des thèmes habituels, l'auteur aborde des questions pertinentes. La dernière partie, sur les médias, aurait gagnée à être davantage développée.


Devenir un vampire
Le tour du monde des vampires