Les dents de l'amour
(Bloodsucking fiends)


Roman fantastique

Christopher Moore

1995

Le Livre de Poche


San Francisco, Jody est attaquée en sortant de son travail et tombe inconsciente. Elle se réveille dans une ruelle, une main gravement brûlée. Etrangement, malgré la gravité de cette blessure, Jody ne ressent aucune douleur. Stupéfaite, elle découvre la somme de 100.000 dollars que lui a laissée son agresseur. La jeune femme se rend rapidement compte qu'elle est devenue un vampire. Jody a besoin de quelqu'un de confiance pour veiller sur elle durant la journée… Tommy, un jeune écrivain, vient juste de débarquer en ville. Il accepte un boulot de nuit dans un supermarché où il rencontre Jody et tombe sous le charme…

Cette série, intitulée " Love story " en anglais, comprend trois tomes.


Les vampires possèdent des canines rétractables ainsi qu'une peau pâle et froide. Leur salive étant cicatrisante, ils ne laissent pas de traces de morsures sur leurs victimes. En se transformant, leur corps gagne en beauté. Toutes les cicatrices et les rides disparaissent. Les vampires sont insensibles à la douleur. Ils ressentent les températures extrêmes mais elles n'ont aucune influence sur leur corps. Leurs capacités physiques sont exceptionnelles (sens, force, agilité, endurance, nyctalopie, transformation en brume). Les vampires ne peuvent plus se nourrir comme les humains : seul le sang leur permet de survivre. L'absorption de sang frais referme quasiment instantanément leurs blessures. Jody comprend que boire le sang d'autres vampires augmente sa puissance. Elle doit absolument trouver un endroit sûr pour passer la journée car le soleil la brûle. Durant le jour, les vampires sont totalement inconscients.

Jody s'aperçoit qu'au contraire des vampires, les humains dégagent une aura de chaleur rouge. Cette aura, lorsqu'elle est entourée d'une ligne noire (plus ou moins épaisse), est le signe d'une maladie mortelle.


Ce roman pour adulte propose une réflexion aboutie sur les relations et la vie dans une grande ville. Les créatures fantastiques rencontrent des problèmes classiques pour gérer leur vie quotidienne et amoureuse. J'aurai souhaité que le ton ironique de l'auteur soit aussi développé dans la seconde moitié du roman. Cette dernière partie, plus classique, manque hélas de rythme.