La malédiction du sang
(Blood sinister)


Roman fantastique

Celia Rees

1996

Seuil Jeunesse


Ellen Forest, âgée de 16 ans, souffre d'une maladie du sang inconnue. La jeune fille est souvent extrêmement fatiguée. Ellen est contente de passer quelques temps chez sa grand-mère, à Londres. Elle y découvre le journal intime d'Ellen Laidlaw, son aïeule, une des premières femmes médecins. Ellen Laidlaw avait 16 ans en 1878, lorsque son père accueillit deux amis, la Comtesse Elizabeth Vardalek et le Comte Franz Szekelys…


Les vampires utilisent leurs pouvoirs mentaux pour dissimuler leur apparence inhumaine. Ils possèdent une peau pâle et glacée, des ongles acérés ainsi que des dents blanches et aiguës. Lorsqu'ils ont soif de sang, leurs canines s'allongent et leurs yeux rougeoient. Ces êtres immortels disposent de sens décuplés. Ils hypnotisent leurs proies avant de leur soutirer régulièrement du sang, grâce à leur morsure anesthésiante. Les vampires sont capables de lire dans les pensées, de communiquer par télépathie et de se transformer en chauve-souris. Le vampirisme se transmet par un échange de sang.

Lorsqu'ils se déplacent, ils ne laissent aucune trace de pas (notamment dans la neige). Les vampires ne possèdent ni ombre ni reflet. Quand ils sont affaiblis, ils doivent regagner leur cercueil (contenant une couche de terre natale) pour récupérer leurs forces. Les vampires vouent une réelle aversion aux crucifix et ils supportent difficilement le soleil.

Lors de ses recherches sur le sujet, Ellen Forest apprend que les vampires peuplent les légendes du monde entier. En Chine, ces esprits des morts sont désignés sous le terme de Kang shi. Dans les pays d'Europe, on les surnommait obours, strigoïs, vrykolakas, vampyrs ou encore nosferatus. Dans les villages d'Europe de l'Est, la nuit de la Saint André était jugée particulièrement néfaste. Les créatures maléfiques étaient alors libres de fouler la Terre. Les villageois se protégeaient avec des guirlandes d'ail, des fleurs d'ail, des croix de bois, et des branches de rosiers sauvages, de sorbier ou de houx. Le pieu était le moyen le plus efficace pour les détruire.


Celia Rees se base sur le mythe classique des vampires. Le suspense est très efficace, notamment dans toute la première partie du roman. Cette lecture, agréable, plaira autant aux adolescents qu'aux adultes.