Tout savoir sur les vampires
(Vampiros: mas Alla del Crepusculo)


Etude

2010

Pedro Palao Pons

De Vecchi


Cette étude nous présente le mythe du vampire, des origines jusqu'au phénomène Twilight, à travers l'histoire, les légendes, les superstitions et les arts. Ce mythe est toujours actif de nos jours, avec un fort intérêt des différents médias. Pedro Palao Pons regroupe des fiches récapitulatives des vampires évoqués à travers le monde. Il développe également les thèmes associés aux vampires (comme les maladies, les faux vampires, la peur de la mort et les rites mortuaires) ainsi que l'évolution du vampire dans la littérature, le cinéma, les jeux de rôle ou encore le courant gothique.


Les vampires des légendes, souvent apparentés aux démons et aux fantômes, n'avaient pas leur apparence actuelle. Le vampire tire ses origines de Lilith, la première femme d'Adam, qui devint la maîtresse des succubes. Elle-même découlait de Lilitu, une démone babylonienne antérieure. Les vampires arabes, comme les djinns, se révélaient bons ou mauvais selon leur humeur. S'ils étaient offensés, ces génies malveillants mordaient les voyageurs ou volaient leur force vitale. Les ghouls séduisaient leurs proies et se nourrissaient de sang humain.

Les populations vouaient un culte à de nombreuses déesses sanguinaires : en Egypte, la Déesse de la guerre Sekhmet, en Amérique latine, Cinteotl, Pihuychen, Civatateo ou encore Jencham. En Inde, les vivants craignaient les vetalas ; en Grèce, les empousais ; sous l'Empire Romain, les larvaes. Les vampires psychiques sévissaient également dans les civilisations anciennes. En Mésopotamie, ils étaient jugés responsables de maladies et de cauchemars. Les incubes et les succubes influençaient les rêves et prenaient possession de leurs victimes dans leurs cauchemars. Certains vampires psychiques dérobaient les forces vitales sans en avoir conscience, d'autres manipulaient les émotions ou les sentiments.

Les hommes ont toujours eu peur de la mort et des créatures de l'au-delà. Les faits étranges ou les maladies étaient souvent mal interprétés, donnant lieu à des superstitions ainsi qu'à des rites funéraires précis à respecter. Lors des veillées funèbres, les proches devaient rester plusieurs jours près du défunt. Les villageois n'avaient aucune connaissance de la décomposition des corps ou des maladies comme la léthargie ou la catatonie. Le prétendu vampire n'était qu'un vivant ayant l'apparence d'un mort.

Les populations avaient de nombreuses techniques pour se protéger des vampires. Certains étaient prédestinés à devenir un vampire, comme le bébé qui naît le cordon ombilical autour du cou. C'était dans les croyances, le signe que Dieu avait tenté d'arrêter le mal. L'enfant né avec le placenta sur le crâne, cachait sa malignité. Dans la croyance valaque, les femmes enceintes ne devaient pas faire de nœud, qui sont censés ouvrir la voie du mal. En Inde, quand une femme enceinte mourait sans recevoir les soins appropriés, elle revenait d'entre les morts pour donner naissance à un enfant vampire. Certaines méthodes protégeaient des attaques de vampires : cracher aux quatre points cardinaux signalait son mépris aux êtres de la nuit ; chanter durant les funérailles éloignait les vampires qui ne supportaient pas les sons harmonieux ; se dessiner une croix sur sa plante de pied ; et verser du sel autour du repaire du vampire l'empêchait d'en sortir.

Les vampires sont capables de changer de forme selon la nuit ou le jour, d'autres se transforment en chat, en insectes ou en un oiseau nocturne. La transformation du vampire en chauve-souris découle du cinéma plutôt que des légendes.


Cette étude parcourt de nombreux thèmes avec clarté et précision. J'ai également apprécié les tableaux récapitulatifs de vampires du monde entier. " Tout savoir sur les vampires " est une lecture aussi enrichissante qu'agréable.


Les chasseurs de vampires
Devenir un vampire
Les faiblesses des vampires
La porphyrie
Le tour du monde des vampires