La maison du vampire
(House of the vampire)


Roman fantastique

George Sylvester Viereck

1907

La Clef d'argent


Reginald Clarke, écrivain célèbre et homme du monde, règne sur la haute société new-yorkaise. Ernest, un jeune écrivain prometteur, se voit accorder le privilège de s'installer chez lui. Il découvrira à ses dépends que Clarke n'hésite pas à congédier ceux qui lui sont devenus inutiles. Les rumeurs parlent de graves dépressions nerveuses. Ethel, l'ancienne compagne de Clarke, va tout faire pour soustraire le jeune écrivain à sa terrible emprise…


Ce roman est traduit et présenté par Jean Marigny. Lors de son introduction, Jean Marigny propose une étude du thème.

Jean Marigny, ancien professeur de littérature anglo-saxonne, a publié plusieurs ouvrages sur les vampires, sujet qu'il affectionne : "Histoires anglo-saxonnes de vampires" de 1978, "Le vampire dans la littérature anglo-saxonne" de 1985, "Sang pour sang, le réveil des vampires" de 1993, "Le vampire dans la littérature du 20ème siècle" de 2003, "Dracula, prince des ténèbres" de 2009 et "La fascination des vampires" de 2009.


Le vampire ne désigne par uniquement un mort-vivant, mais il évoque également un être qui absorbe la force vitale à distance. Certains vampires psychiques dérobent les talents artistiques, la jeunesse ou la beauté de leurs victimes. Ces vampires se caractérisent par un certain pouvoir magnétique, qui se transpose dans le regard ou dans leur charisme.

Reginald Clarke vole l'inspiration des ses protégés, avant même que ceux-ci aient commencé à mettre en forme leurs œuvres. Ces dons, une fois dérobés, sont irrémédiablement perdus pour les victimes. Clarke est également capable de briser les esprits. Les victimes se plaignent de cauchemars terribles et de maux de tête. Ethel évoque la légende des vampires sanguins, régénérant leurs forces au dépend de leurs proies, qui souffrent alors de langueur et de consomption.


" La maison du vampire " est un des premiers romans ayant abordé le thème du vampire psychique. L'histoire est hélas quelque peu desservie par le style mélodramatique et par la lourdeur des phrases de l'auteur. Ce roman reste toutefois indispensable pour les amateurs aguerris de vampires.