Le dernier vampire


Roman fantastique
pour la jeunesse

Claude Lafargue

2010

dv-éditions


Le jeune Victor est le dernier descendant de la lignée des Comtes vampires Carpatules. Dans son château isolé, il souffre énormément de la solitude. Victor répugne à boire du sang et à se changer en chauve-souris. Ses parents, désormais trop âgés pour se métamorphoser, sont piégés sous la forme de chauve-souris. Le poids des siècles les rattrapant, ils finissent par mourir. Victor pleure des larmes qui se transforment en dix diamants étincelants. Le jeune vampire décide de brûler son cercueil et de partir à l'aventure. Au fil de ses rencontres, il découvre que les vampires n'ont pas une bonne réputation…


Les vampires possèdent un teint blafard, un regard de braise, des ongles et des crocs pointus. Ils sont nyctalopes et ils sont capables de se transformer en chauve-souris. Ils ne se reflètent pas dans les miroirs et ils ne rêvent pas. Lorsqu'ils ressentent une ivresse ou des émotions fortes, ils pleurent des larmes de sang qui se changent en rubis. Les femmes vampires ont pour habitude de les utiliser pour fabriquer des bijoux. La tradition vampirique interdit de fraterniser avec les humains, considérés comme du gibier. Un vampire ne doit pas tuer un autre vampire sous peine d'être conduit au bûcher.

Les légendes prêtent aux vampires une aversion pour les objets sacrés et l'ail. Bien que le juron favori de Victor soit " gousse d'ail et crucifix ", ces caractéristiques ne sont pas forcément véridiques. Pendant ses aventures, Victor se rend compte que les vampires sont insensibles à la magie. Boire du sang d'un malade peut leur être fatal.


J'ai particulièrement apprécié toute la première moitié du livre, où Victor fait ses premières rencontres. Le mysticisme poussif de l'île parenthèse m'a beaucoup moins passionnée. La quête initiatique de ce dernier vampire est de bonne qualité, avec un personnage central au caractère affirmé et ironique.