Traité de vampirologie


Etude et extraits de textes

Edouard Brasey

2009

Le Pré aux Clercs


Le Professeur Van Helsing s'est bien débarrassé de Dracula. Dans son grimoire, il compile les renseignements essentiels pour lutter contre les forces du mal. Les vampires, considérés comme des êtres imaginaires, sont réels et néfastes. Ces créatures cruelles et narcissiques aiment inspirer la peur. L'ignorance des mortels leur a permis de croître et de prospérer. Van Helsing décrit les vampires à travers le monde, en précisant leurs origines et leurs particularités. Il apporte également des informations pratiques sur les rites funéraires, les signes d'infestation, les classifications, les techniques de chasse, les principaux traités classiques, la physiologie et la psychopathologie des vampires.


Cette étude propose de nombreux extraits de textes anciens comme " Traité sur les apparitions des esprits et sur les vampires ou les revenants de Hongrie, de Moravie, etc. " (publié sous le nom " Dissertation sur les vampires ") datant de 1751, de Dom Augustin Calmet ou encore " Histoires des vampires et des spectres malfaisants avec un examen du vampirisme " datant de 1820, de Collin de Plancy.

Edouard Brasey est également l'auteur des études suivantes : " Traité de démonologie " de 2011, " La grande encyclopédie du merveilleux " de 2012 et "La bible des vampires" de 2015.


Les civilisations anciennes ayant souvent un matriarcat dominant, les origines du mythe sont peuplées de femmes vampires, de démones et de déesses sanguinaires, comme Lilith (démone liée au sang et à la sexualité), les stryges, les larves et les lémures. Au moyen âge, les précurseurs des vampires font leur apparition avec le " cadaver sanguinus " au 12ème siècle et le " revenant en corps " du 12ème au 14ème siècles. Ces vampires étaient également surnommés " manducator " ou " mâcheur de suaire ". Les appesarts, également nommé " les cauchemars ", tourmentaient leurs proies. Au 18ème siècle, on évoque de véritables épidémies de vampirisme. Durant ce siècle des ténèbres, l'église régnait, au dépend des sciences qui étaient controversées, voire interdites.

Les vampires sont évoqués dans les légendes du monde entier et ils possèdent de nombreux noms : daugr, vampir, nosferatu, opyr, oupire, strigoï, moroï, prycolitch, vârcolac, vourdalak, vukodlack, broucolaque, vrykolaka, broucolaka, obour, grobnik, lepir, ustrel, morava, murony, liderc, kallikantzaro.

Dans les campagnes, les populations superstitieuses se protégeaient avec des objets bénis : buis, cierges, sel, fer, eau bénite, crucifix, bible. Certains vampires ne sont pas indisposés par les objets sacrés. Les vampires sont soumis à de nombreuses autres faiblesses : ils craignent les fleurs d'ail, les rosiers sauvages, le soufre, le pieu, les balles bénites. Ils ont des difficultés pour franchir les grandes étendues d'eau et doivent être invités pour pouvoir entrer dans un lieu privé. Durant le jour, le vampire se repose dans son cercueil. Il est particulièrement vulnérable à l'aube, à midi et au crépuscule.

La veillée funèbre était censée empêcher le mort de revenir harceler les vivants. Il était indispensable de proscrire tout ce qui pourrait retenir ou agiter les morts (en calfeutrant la chambre funéraire, en éloignant les animaux, en détachant les nœuds dans la maison, en recouvrant les miroirs, en évitant tout mouvement circulaire). Le corps était sorti les pieds devant pour suivre un circuit complexe jusqu'au cimetière afin que le défunt ne puisse pas retrouver le chemin de la maison. Lors de l'enterrement, on liait les membres ou les orteils du défunt. On plaçait souvent des pièces de monnaie sur ses yeux ou des ciseaux sur son ventre pour contrer les mauvais esprits. Selon les cultures, des pleureuses étaient engagées ou, au contraire, il était de bon ton de faire la fête avec des musiques et des danses. Les repas funéraires suivaient avec des offrandes ou des sacrifices.

Lors des épidémies de vampirisme, les corps des prétendus vampires étaient transpercés, décapités et souvent réduits en cendres. Outre l'attaque du vampire, des personnes étaient prédestinées à devenir des vampires : les enfants nés de l'union entre un prêtre et une nonne, les bébés nés coiffés ou avec des dents, ceux avec un bec-de-lièvre, le 7ème enfant d'une fratrie, les roux, les sorciers, les loups-garous, les pécheurs, les personnes non baptisées, les excommuniés, et les femmes enceintes ayant croisé le regard d'un vampire.

Le vampire se distingue par son teint blanc crayeux (plus rosé lorsqu'il s'est nourri), ses yeux rougeoyants, ses canines longues et pointues, ainsi qu'un important système pileux (ses sourcils se rejoignent et ses paumes sont velues). Le vampire, également nommé le non-mort, ne possède ni ombre ni reflet. Il mène une vie immortelle et solitaire. Il se nourrit du sang de ses victimes qui deviendront comme lui à leur mort. Le jour, il rejoint son cercueil pour se reposer sur une couche de terre.

Il dispose de pouvoirs surhumains : la force de vingt hommes, une vision nocturne, la transformation en animaux (nocturnes, nuisibles et prédateurs), la capacité de grandir ou de rapetisser, la transformation en brume, ou encore le contrôle de la météo. Certains possèdent des dons de nécromancie et ont acquis des savoirs interdits à l'école maudite de Scholomance.


Cette étude de référence se base sur l'étude de textes classiques en apportant des extraits inédits. Cet ouvrage de fiction (qui se veut signé de la plume du Professeur Van Helsing) est présenté comme un grimoire, orné de gravures anciennes. Les propos sont justes et clairs, accompagnés de tableaux récapitulatifs. J'ai pris grand plaisir à lire les différents chapitres sur le folklore, ainsi que l'étude psychopathologique des vampires.

Dracula

Bible des vampires, la
Dissertation sur les vampires
Grande encyclopédie du merveilleux, la
Mastication des morts dans leurs tombeaux
Traité de démonologie

Les chasseurs de vampires
Devenir un vampire
Les faiblesses des vampires
Les pouvoirs des vampires
Le tour du monde des vampires
Les vampires folkloriques