Vampires



Comédie d'horreur

Vincent Lannoo

2009

Carlo Ferrante, Vera Van Dooren,
Pierre Lognay


Des journalistes belges filment un reportage sur la famille St Germain, composée de vampires. Georges, Bertha, Samson et Grace se prêtent aux questions des humains et dévoilent leur mode de " vie "…


Les familles de vampires ont droit à une maison, tandis que les vampires sans enfants vivent dans les caves. Ces deniers, de statut inférieur, sont appelés les " voisins ". Ne pouvant se reproduire, les vampires transforment des humains. Les " mal mordus ", qui ont été mordus sans passion, risquent de redevenir humain. Les enfants vont à l'école pour parfaire leur éducation : apprentissage de la morsure, cours d'histoire (notamment sur le " Père des Pères ", Dracula), films d'horreur pour développer leur agressivité et leur cruauté. La sexualité des vampires ne présente aucun tabou. La relation avec un humain est mal vue, mais reste tolérée. Grace, en pleine crise d'adolescence, souhaite redevenir humaine. Elle s'habille en rose et tente sans succès de se suicider.

Les vampires possèdent des crocs effilés, une peau pâle et des cernes accentués. Ils ne se reflètent pas dans les miroirs. Etant immortels, ils ne souffrent pas de maladies, du froid ou du feu. Les victimes humaines ne résistent pas lorsque les vampires les attrapent. Les vampires ont pour habitude de dormir dans la même pièce. Durant la journée, ils se reposent dans leurs cercueils.

En Belgique, la communauté vampirique est régie par un chef nommé " Petit Cœur ", qui fait appliquer des codes. La femme du chef est intouchable, sous peine d'une sentence de mort par exposition au soleil. Une exécution peut être changée en exil sur décision du Père des Pères qui peut être rencontré à l'ambassade roumaine de Londres. Au Canada, les vampires travaillent pour s'intégrer à la société humaine. A part la crainte du soleil et des croix, les vampires affirment n'éprouver aucune peur. Ils sont incapables d'avoir des sentiments et ne peuvent pas pleurer.

Chaque famille dispose d'un humain volontaire, choisi pour la qualité de son sang, qu'ils désignent comme " la viande ". Le soir, ce serviteur réveille ses maîtres et leur donne de son sang - préalablement réchauffé - dans des tasses. Pour se souhaiter le bonjour, les vampires disent " bonne nuit ". Lorsque les vampires font la cuisine, ils donnent différentes nourritures à " la viande ", pour que son sang ait un goût varié. Les vampires n'aiment pas se nourrir d'humains sous traitement médicamenteux, ou par chimiothérapie, car leur sang est trop aigre. Le code interdit la présence d'humains à table. En Belgique, la police fournit aux vampires des sans-papiers ou des SDF, puis récupère les cadavres exsangues.


Ce film bénéficie de deux qualités principales : sa mythologie, très riche et bien rendue, et une solide interprétation de ses acteurs. Malgré cela, cette comédie est loin de m'avoir emballée. Son thème et son traitement ne sont en aucun cas adaptés à une durée d'une heure trente. Du coup, les quelques bonnes idées sont noyées dans un récit trop bavard. Les situations, basées sur un humour provocateur, sont peu originales et très rarement drôles. Un autre gros défaut vient de la structure du film, découpé en deux parties distinctes (Belgique puis Canada). Si la première moitié est plombée par un rythme désespérément lent, la seconde est hélas totalement dénuée d'intérêt. Ce qui aurait pu être un court-métrage percutant n'est finalement qu'un film ennuyeux et limité par son propre concept.