Dracula redux



Jeu de société en anglais
pour deux joueurs

Patrick Rael

2009


En 1896 à Londres, Lucy Westenra et Renfield ont été transformés en vampires par le Comte Dracula. Le Dr Seward, Arthur Holmwood, Quincy Morris, le Dr Abraham Van Helsing, Mina et Jonathan Harker se lancent dans une course effrénée pour détruire les vampires.


Un joueur incarne les humains, tandis que l'autre joue les vampires, pour une partie qui dure en moyenne 15 minutes. Le jeu s'arrête lorsqu'un des joueurs a perdu tous ses personnages. Les tours de jeu alternent entre la nuit et le jour. Les joueurs disposent de trois actions par tour à répartir entre leurs personnages : se reposer pour récupérer des forces ou attaquer. Un vampire qui réussit une attaque augmente son niveau de force.

Chaque personnage est représenté par un cube dont chaque face indique ses points de force (doublés la nuit ou le jour, selon la nature du personnage). Les cubes d'événement résument quant à eux les pouvoirs surnaturels à la disposition des vampires ou les armes des humains. Ces évènements permettent d'éviter une attaque, d'augmenter sa force ou encore de relancer un dé lors d'un combat. Le dé de conflit est utilisé pour résoudre les combats, en fonction de la différence entre de force des adversaires. Deux humains peuvent combiner leurs forces pour combattre un vampire, mais s'ils échouent ils perdront tous deux un niveau de force.


Les humains qui perdent leur dernier point de force sont transformés en vampires, et sont désormais joués par le joueur adverse. Lorsque les vampires n'ont plus de point de force, ils sont délivrés de leurs tourments (le cube du personnage est alors retiré du jeu). Les vampires possèdent des capacités surnaturelles : contrôle des rats, des loups et des chauves-souris, transformation en brume, hypnose et vol. Ils craignent l'ail, les crucifix, la bible, l'eau bénite, les armes à feu et le pieu.

Ce jeu amateur, disponible gratuitement sur le web, reste basique et très mécanique. La seule " stratégie " consiste à attaquer l'ennemi le plus faible à l'aide de son personnage le plus fort. On appréciera malgré tout le grand soin apporté au matériel, ainsi que l'attachement de l'auteur au thème et à l'œuvre dont il s'est inspiré.


Dracula