Le livre des vampires


Etude

Jacques Sirgent

2009

Camion Noir


Cette étude présente une visite exhaustive du mythe du vampire : le vampire dans l'histoire, les influences de Bram Stoker pour sa rédaction de " Dracula " (notamment Vlad Tepes Drakul III, Erszebeth Bathory et Jack l'éventreur), le vampire de nos jours, une filmographie sélective (42 films ayant laissé leur empreinte) et une bibliographie. Jacques Sirgent revient également sur le point de vue de la religion sur le mythe des vampires. La croyance aux vampires ressurgissait avec les épidémies. Au Moyen Age, il était nécessaire de trouver une explication aux malheurs du peuple. Dans les milieux ruraux et superstitieux, le vampire était un prétexte, une diversion ou encore un exutoire (tout comme le furent les sorcières). Les conditions de vie de cette époque expliquaient aussi ces croyances aux créatures monstrueuses et imaginaires. L'auteur revient sur différents thèmes en rapport avec le mythe : les maladies, la famine, les enterrés vivants, le manque d'eau potable, l'anthropophagie ou l'absorption de sang animal.

Jacques Sirgent est un spécialiste de la personnification du mal et fondateur du " Musée des vampires " situé aux Lilas (dans le 93, près de Paris). Il publie régulièrement des articles dans des revues consacrées au paranormal. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages sur les vampires : "Les voleurs d'âmes" de 2006 (réédité en 2010), "Le vampire en France" de 2010, "Erzsebeth Bathory " en 2010, "Anges, vampires, démons : les combattants de l'ombre" en 2011 et "Guide secret des vampires" en 2015. " Le livre des vampires " est illustré de 16 photos en noir et blanc. En 2012, il a publié une nouvelle traduction du "Dracula" de Bram Stoker chez J'ai lu et réalisa également la traduction de l'ouvrage "Le journal perdu de Bram Stoker".


Le vampire - ou " non-mort " - est un être à part car il n'est ni mort ni vivant. Son existence est dictée par un besoin de sang (ou de forces vitales) pour pouvoir assurer son existence sur terre. C'est un être impie car, contrairement aux croyances religieuses qui séparent le corps et l'esprit, le vampire n'est qu'un corps. Certains mortels sont prédisposés à devenir des vampires : ceux décédés de mort violente, les suicidés, ou ceux n'ayant pas reçus les rites funéraires adéquats. Le non-mort revient parmi les vivants pour terminer une tâche ou pour assouvir une vengeance.

Les caractéristiques des vampires varient selon les régions et les pays. Le vampire est une créature liée à la nuit, aux peurs, au froid, à la faim, à la soif ainsi qu'aux forces obscures. Dans les légendes et le folklore, le vampire psychique est bien antérieur au vampire sanguin. Par crainte des revenants, les rituels mortuaires devaient être suivis à la lettre. Le corps du défunt était souvent entravé dans la tombe. Certains symptômes de la peste noire se rapprochaient de caractéristiques vampires : la soif inextinguible ou encore le fait de cracher du sang. Le vampire convoite le sang, indispensable à la vie et garant de l'immortalité. Les récits mythologiques évoquent de nombreuses divinités hématophages, qui ont souvent un double visage : bienveillant et destructeur.


Cette étude propose une longue réflexion sur le mythe du vampire au Moyen Age, avec des extraits de textes à l'appui. J'ai apprécie les anecdotes personnelles de l'auteur, qui illustrent les chapitres sur le vampire de nos jours et les vampires psychiques. La compilation de diverses définitions du vampire dans les dictionnaires est, quant à elle, originale.

Coup de gueule contre Jacques Sirgent

Anges, vampires, démons
Erzsebeth Bathory : le sang des innocentes
Guide secret des vampires
Vampire en France, le

Journal perdu de Bram Stoker, le