Les loups de Kharkov



Policier

Alexis Lorens

2010

Petit Caveau


En 1936, le cadavre d'une jeune femme est retrouvé, nu et la gorge déchiquetée, près de Paris. L'équipe de la Police judiciaire a relevé peu de sang sur place. Dans une maison abandonnée, l'assassin a laissé un exemplaire du " Horla " de Maupassant, ainsi qu'un fauteuil de luxe. Les traces de morsures révèlent une taille anormale de dents humaines. Les policiers découvrent que la victime était une danseuse de l'Opéra. Ils font le rapprochement avec des affaires similaires s'étant déroulées en Allemagne, comme celle du boucher de Hanovre ou celle du vampire de Düsseldorf. La presse française ne tarde pas à faire ses gros titres avec " l'affaire du vampire "…

Cette lignée de Seigneurs Cosaques est surnommée les " Loups de Kharkov ". Ils souffrent de porphyrie, une maladie de peau héréditaire qui s'accentue à l'adolescence. Leur peau pâle est très sensible au soleil, leur dentition se déforme, leur pilosité se développe et leurs lèvres - tout comme leur urine - prennent une teinte rouge foncée. Ces malades sont également atteints d'hallucinations auditives et visuelles, ainsi que de troubles neuropsychiatriques, qui se traduisent par des crises de colère. Le seul remède est la transfusion sanguine. Les Loups de Kharkov souffrent du syndrome de Renfield, une pathologie psychiatrique où le malade prend plaisir à la vue et au goût du sang. Ils se sentent revigorés par le sang.

J'ai particulièrement apprécié l'ambiance de cette enquête bien menée. Le style est clair et percutant. Alexis Lorens nous plonge dans les années 30 avec brio. Une fois n'est pas coutume, l'auteur base son histoire sur la porphyrie et le syndrome de Renfield, deux pathologies apparentées au vampirisme.


La porphyrie
Le syndrome de Renfield