La vampire nue



Film érotico-fantastique

Jean Rollin

1970

Olivier Martin, Maurice Lemaître


Un soir, Pierre croise une jeune femme en fuite. Des hommes masqués finissent par tirer sur l'inconnue et emportent son corps jusqu'à un hôtel particulier. Pierre sait que cette demeure appartient à son père, qui y donne des soirées sur invitation. Voulant en savoir plus sur ce mystère, Pierre dérobe une invitation et parvient à participer à une de ces soirées…

" La vampire nue " est le deuxième film vampirique de Jean Rollin, après " Le viol du vampire " de 1967. Ce réalisateur français a tourné beaucoup de films fantastiques, dont la plupart mettent en scène des histoires de vampires du même genre : " Requiem pour un vampire " en 1970, " Le frisson des vampires " en 1970, " Lèvres de sang " en 1975, " Les deux orphelines vampires " en 1997 et " La fiancée de Dracula " en 2002. Dans les années 90, il a également publié une série de romans ayant pour héroïnes les " orphelines vampires ".

Vingt ans plus tôt, Radamant (le père de Pierre) avait kidnappé cette jeune fille. Il a fait d'elle une sorte de vampire, la forçant à boire du sang et la soustrayant à la lumière du jour. Pour lui fournir du sang frais, Radamant créa un culte dont les adeptes prennent la vampire pour une déesse, n'hésitant pas à se sacrifier pour elle. La jeune fille souffre d'une maladie du sang qui la rend quasiment immortelle. Si aucun organe vital n'est touché, ses tissus endommagés se referment rapidement. Elle possède un reflet et les croix ne lui font rien. Elle est capable de communiquer par télépathie avec ses semblables. Tous ont une bague ornée du sceau de leur race. Ces vampires vivent dans une autre dimension. Issus d'une mutation de la race humaine, ils sont amenés à remplacer cette dernière.

La mythologie est originale : les vampires sont issus d'une mutation naturelle de l'espèce humaine, laquelle est amenée inexorablement à disparaître. Le début du film est quasiment sans parole avec un rythme très lent. Jean Rollin affirme ici son style particulier, très centré sur une imagerie mystérieuse et les déplacements : scènes de nuit, personnages masqués, jumelles, cimetière, château, plage. Le héros poursuit une quête initiatique et croise de nombreux personnages hors norme. Les comédiens amateurs, rarement dans le bon ton, accentuent le côté décalé de certaines scènes.


Deux orphelines vampires, les
Fiancée de Dracula, la
Frisson des vampires, le
Requiem pour un vampire
Viol du vampire, le

Anissa (Deux orphelines 2)
Voyageuses, les (Deux orphelines 3)

Jean Rollin