Romancing the vampire
from the past to present

Etude en anglais

David J Skal

2009

Whitman Publishing


Bien avant le " phénomène Twilight ", les vampires étaient des stars cinématographiques. Ce personnage immortel, à l'apparence multiple, ne cesse d'évoluer en littérature, au cinéma mais aussi au théâtre. L'apparence cadavérique du vampire folklorique est différente de celles véhiculées par le cinéma ou la littérature. Le vampire véhicule des notions diverses : romance, horreur, mystère, sexe, ou encore maladie contagieuse. Le vampire fascine et répugne. David J Skal évoque également ses faiblesses, les prédispositions et les moyens de destruction, pour finir avec une sélection d'études.

Cet auteur, spécialiste en cinéma, a publié plusieurs études sur les vampires : " Hollywood Gothic : the tangled web of Dracula from novel to stage to screen " en 1990, " V is for vampire " en 1996, " Vampires : encounters with the undead " en 2001. La préface de " Romancing the vampire " est écrite par Nina Auerbach, auteur de l'étude " Our vampires, ourselves ", tandis que la postface est de Rosemary Ellen Guiley, auteur de " Vampires among us ", " The complete vampires companion ", " The encyclopedia of vampires, werewolves " et " Vampires ". David J Skal compile dans ce beau livre des répliques de posters, cartes postales, programmes de théâtre, couvertures de livre ou encore peintures.

En 1924, Hamilton Deane adapte le roman " Dracula " au théâtre. Hollywood prend la suite et propose le rôle du vampire à Bela Lugosi. En 1948, le film " Abbot et Costello meet Frankenstein " préfigure les futures comédies. Dans les années 50, la figure vampirique en vogue change pour Vampira, une présentatrice télé de séries B. En 1954, Richard Matheson publie " Je suis une légende ", une nouvelle de science-fiction qui sera adaptée plusieurs fois au cinéma. A cette période, le vampire tient la couverture des magazines " Famous monsters of filmland ". L'année 1958 voit l'émergence d'un Comte plus violent, munis de crocs ensanglantés, dans " Le cauchemar de Dracula " produit par les Studios de La Hammer. Les années 60-70 sont portées sur le sexe et la violence. Trois séries télé voient le jour : en 1964, " The Munsters " et " La famille Addams " puis en 1966 le soap-opera " Dark shadows ". Le vampire prend un visage romantique avec les sagas d'Anne Rice et de Chelsea Quinn Yarbro. L K Hamilton et Charlaine Harris signent des séries adultes où le sexe se mêle à la violence. Les pays anglo-saxons voient l'émergence de comédies musicales et de communautés de vampyres.

Ce bel ouvrage, grand-format, est réalisé avec passion par un spécialiste du sujet. La présentation est soignée et propose de nombreuses répliques de documents d'époque.


V is for vampire

Conseils sur les études