La mode est au rouge sang
(Blood is the new black)


Roman pour adolescentes

Valérie Stivers

2007

Fleuve noir


Kate est hébergée chez sa tante dans l'attente de sa rentrée universitaire. Elle trouve un stage chez Tatsy, un magazine de mode prestigieux de New York. Elle a obtenu un poste grâce à Lillian Hall, la rédactrice en chef. Cette femme sans âge est redoutée par ses collaborateurs. Kate est étonnée de voir que les stores des bureaux des cadres sont toujours baissés, et qu'ils ne sont pas disponibles avant midi. Les assistants murmurent comme s'ils ne voulaient pas les déranger. Un jour, Kate découvre une chef de service allongée par terre, son bureau plongé dans la pénombre. Quelques temps après, un chihuahua est retrouvé mort, deux trous dans la gorge ; puis c'est un mannequin qui est recouverte de multiples coupures. La jeune femme ne se rappelle de rien. Le blog " Coupdepieu.com " proclame que tous les cadres de Tatsy seraient des vampires !

" La mode est au rouge sang " est le premier roman de l'auteur qui a travaillé dans le milieu des magazines de mode.

Les vampires ont la peau pâle et froide. Leur regard est particulièrement perçant, voire dérangeant, et leur haleine inhabituelle. Leurs dents sont très blanches et pointues. Malgré leur maigreur, ils disposent d'une force, de réflexes et de sens hyper développés (les vampires sont notamment très sensibles à l'odeur du sang frais). Ils survivent quelques minutes à la lumière du jour. Ils ne supportent pas l'odeur de l'ail (qui est interdit à la cafétéria) qui affaiblit leurs pouvoirs. La croix et l'eau bénite les brûlent. Un pieu dans le cœur les réduit en cendres. Une odeur d'humidité et de moisi règne dans certains bureaux. A Tatsy, des rumeurs courent au sujet de Lillian Hall : il faudrait éviter de prendre l'ascenseur seul avec elle. Les cadres ne mangent pas mais boivent une boisson de couleur rouge sombre. Les vampires modernes se restreignent : ils prennent du sang en petites quantités à leurs donneurs. Ces derniers deviennent généralement accros à la morsure. Les humains ne gardent pas de souvenirs de l'attaque d'un vampire. Les vampires ont un constant besoin de créer des adeptes. Il faut que l'humain ait une prédisposition génétique, appelé le gène de la mode. La victime meurt et ressuscitera au bout de trois jours. Pour éviter d'être transformé, il faut tuer le vampire responsable de la morsure.

Ce récit, dans le milieu de la mode, ne m'a pas passionnée. L'auteur aurait dû développer les relations entre les différents services et l'organisation du magazine. Au final, cette histoire tombe plutôt à plat à cause de ses invraisemblances et de son manque de maturité.