Le capitaine vampire



Roman historico-fantastique

Marie Nizet

1879

Tallandier


A 22 ans, Ioan Isacesco rejoint l'armée territoriale russe, comme d'autres jeunes Roumains. La belle Mariora est amoureuse du jeune homme, mais l'officier Liatoukine - une grande figure de l'armée russe - a jeté son dévolu sur elle. L'arrivée d'un villageois la sauve de Liatoukine qui lui annonce qu'il la reverra. Mariora est persuadée que cet homme, à la sinistre réputation et surnommé " le capitaine vampire ", lui portera malheur.. Mystérieux, Liatoukine suscite l'intérêt des femmes et les ragots des hommes…

Née en Belgique, Marie Nizet a fait son éducation à Paris. Entourée d'amis roumains, elle a développé un intérêt pour la culture, le folklore et la politique de ce pays. Elle a écrit cette nouvelle à l'âge de 19 ans. " Le capitaine vampire " a été republié en français, pour la première fois depuis plus de 120 ans, dans l'étude " Dracula ", de Matei Cazacu.

Le Colonel Liatoukine a l'apparence d'un homme de 45 ans. Grand et maigre, son teint est blafard. Son regard est puissant et peut endormir ses proies. Sa pupille est fendue verticalement, comme celles des félins. Il se distingue également par sa voix profonde. Il possède un don d'ubiquité et une vitesse hors du commun. Liatoukine est insensible au froid et à l'alcool. Selon les dires, il fut ressuscité trois fois, se remettant de blessures mortelles. Ses deux femmes furent retrouvées étranglées, une marque rouge au cou. Le capitaine vampire ne peut plus agir une fois minuit sonné ou lorsque retentit le chant du coq. Pour les villageois, toucher du fer est bénéfique contre le mauvais œil.

La multiplication des personnages freine la lecture et le style est lourd. Cette nouvelle, aux légers accents fantastiques, dénonce surtout la violence et la vacuité de la guerre.