Les vampires de l'Alfama



Roman fantastique pour adultes

Pierre Kast

1975

J'ai lu


Lisbonne au 18ème siècle. Le Comte Kotor et ses deux enfants, Laurent et Barbara, trouvent refuge dans le quartier clos de l'Alfama. Les vampires n'échapperont pourtant pas à la surveillance des autorités. Certains mortels seront séduits, d'autres voudront au contraire les détruire…

Les vampires disposent d'un magnétisme certain, voire d'un puissant hypnotisme. Leurs dons varient : Laurent et son père possèdent un lien psychique très fort ; Barbara ressent le danger et utilise au mieux la télépathie. Certains peuvent lire les pensées. Ils sont nyctalopes, plus forts et plus résistants que les mortels. Lorsqu'ils ne se sont pas encore nourris, leur peau est froide. A la différence de leur père, Laurent et Barbara ont une apparence fragile et le teint particulièrement pâle. Craignant le soleil, ils doivent se reposer dans leur cercueil dans la pénombre. Ils ont également besoin d'être en contact avec leur terre natale pour se régénérer. La croix n'a aucun effet sur eux mais ils peuvent être détruits par le feu et le pieu. Le Comte Kotor veut vaincre une bonne fois pour toutes les faiblesses des vampires et notamment leur aversion à la lumière du jour. Originaire des Carpates, le Comte mène une vie errante depuis près de 250 ans. Ses ancêtres suivaient la religion du sang de Mithra. Le Comte a su s'entourer de serviteurs fidèles. Il a créé une véritable communauté vampirique qui partage ses biens et se protège mutuellement. Les initiés, appelés " les Purs ", sont tout à fait acceptés dans leur famille. Les mortels en charge d'un vampire se reconnaissent par le port d'un foulard. Le vampirisme est accepté par les habitants du quartier de l'Alfama car les convertis acceptent de leur plein gré de devenir des vampires. La transformation en vampire se fait par morsure : le vampire vide l'humain de tout son sang. Les nouveaux vampires conservent leur personnalité et leurs sentiments humains. Après leur mort, ils n'ont plus besoin de se nourrir mais doivent régulièrement boire du sang, Le Comte sait que les vampires peuplent le monde entier comme les oupyrs en Pologne, les broucolaques en Grèce ou encore les ghouls au Moyen Orient. Le vampire est communément appelé un " négateur de la mort "

Ce roman est un mélange plutôt indigeste de genres. L'auteur décrit une ville en proie aux vices où le pouvoir est entre les mains de la haute société. Le scénario part dans tous les sens : sociétés secrètes, alchimie, vampirisme, sexe, pression politique, multiplication des personnages…