L'aube écarlate
(The golden)


Roman policier fantastique

Lucius Shepard

1993

Denoël


Dans un château au cœur des Carpates, au milieu du 19ème siècle, les vampires se sont réunis pour leur grande Assemblée. Cet événement était prévu depuis près de trois siècles. Les membres de la Famille les plus influents sont venus de toute l'Europe pour y assister. Les vampires cultivent certaines lignées de mortels pour obtenir le Nectar, une jeune fille dont le sang est sans égal. Elle est retrouvée assassinée. Le jeune vampire Michel Beihem, ancien préfet de police de son vivant, est chargé d'enquêter sur le meurtre…

Les vampires sont en pleine réorganisation et redéfinition de leur rôle dans les affaires du monde. Certaines factions veulent rester sur leurs positions. La communauté vampirique est très hiérarchisée : les anciens conservent le pouvoir, le Patriarche à leur tête. Les vampires possèdent des serviteurs humains qu'ils aiment parfaits. Ils ont un besoin maladif de posséder et de dominer. Pour faire partie de la Famille, les participants sont triés sur le volet et doivent passer le jugement du sang. " Le Nectar ", toujours une jeune fille, sera dans tous les cas transformée en vampire. Les vampires possèdent des capacités surnaturelles, nommées " les Mystères " : sens surdéveloppés, contrôle des émotions (contrôle des esprits humains et vampiriques pour les plus puissants), aptitudes physiques supérieures, dématérialisation, régénération accrue, insensibilité aux poisons, lecture des souvenirs (lorsqu'ils boivent le sang d'un mortel). Les animaux les fuient. Les vampires mènent des recherches scientifiques pour trouver des remèdes à leurs handicaps (notamment les délivrer de leur sommeil diurne et atténuer leur soif de sang humain). La mort définitive d'un vampire est appelée " l'illumination ".

La mythologie du roman est cohérente, axée sur des vampires conservateurs. L'auteur nous plonge dans un univers sombre et glauque où les rivalités entre les clans et les manipulations politiques vont bon train. Je n'ai cependant pas du tout apprécié le style ni les descriptions interminables…