Le vampire



Etude

Ornella Volta

1962

Jean Jacques Pauvert


Cette étude démontre les liens entre le vampire, le sang, la mort, la peur ainsi que l'érotisme. L'auteur évoque les rites funéraires de différents pays. Par des cérémonies, les morts sont ainsi neutralisés et les vivants à l'abri. Le sang a un pouvoir certain et permet la communication entre les vivants et les morts.

" Le vampire " est le huitième volume de la collection " Bibliothèque d'érotologie ".

Le vampire est une création érotique qui envoûte sa victime. Ce monstre aux pouvoirs divins est irrésistible. Il représente une des aspirations des hommes : survivre à la mort. Dans les superstitions, les morts ont une vie sexuelle qui se traduit souvent par une force agressive. En Serbie, un mort peut engendrer un enfant avec une femme mortelle. Appelé dhampir, cet enfant est destiné, à sa mort, à devenir un vampire maléfique. Il est capable de chasser et de détruire les vampires. Pour les gitans, le vampire nommé mulo se manifeste uniquement à minuit ou à midi. A l'origine, le mulo est un enfant mort-né qui grandit dans sa tombe. Il ne possède pas d'ombre ni d'os. Il ferait cuire les femmes qu'il désire pour les désosser et les rendre pareilles à lui. Quelque soit leur pays d'origine, les vampires sont des corps sans âme qui survivent en se procurant du sang ou en volant la vitalité des vivants. Les criminels sexuels, souvent surnommés vampires, ont un plaisir de tuer lié au désir sexuel. Leur baiser se transforme - comme celui des vampires de légende - en morsure.

Cette étude comprend de nombreuses illustrations sur le thème de la mort et du vampire. Une grande partie du livre est consacrée aux tueurs en série ayant une fascination irrépressible pour le sang. Ornella Volta nous propose une étude hors norme et des réflexions originales sur le côté très sombre du vampire.