A la recherche des vampires


Etude folklorique

François Ribadeau Dumas

1976

Bibliothèque Marabout


L'auteur présente différents thèmes du mythe des vampires : les chauves-souris, le folklore des siècles passés, le cas du Serbe Arnold Paole et du Hongrois Peter Poglojowitz. Les " vampires historiques " les plus célèbres sont également évoqués (Gilles de Rais, Vlad Tepes). Ribadeau Dumas cite quelques textes, comme un article en français de 1697, paru dans " Le Mercure Galant ". Le vampire, phantasme sexuel et morbide, fascine et effraie ses victimes. Incarnation de l'immortalité, les humains lui envient ses pouvoirs. Un chapitre traite du sang, qui symbolise, entre autre l'énergie vitale.

L'auteur se base sur les écrits du chercheur Tony Faivre et du bénédictin Augustin Dom Calmet. Il cite plusieurs extraits de procès verbaux notifiant l'ouverture de tombes, la constatation et la destruction des corps de présumés vampires.

L'auteur présente quelques noms de vampires comme le " Nachtzehrer " allemand. Il décrit également les moyens de protection et de destruction utilisés contre les vampires. Les villageois d'Europe de l'Est glissaient une pièce dans la bouche du cadavre (ou bien encore un morceau de brique, un bout de tissu, une graine de pavot). Souvent, une planche gravée de trois croix était posée dans le cercueil du défunt. On coupait la tête du mort (avec un couteau n'ayant jamais coupé de pain) pour être certain qu'il ne revienne pas s'attaquer aux vivants, ou on leur clouait l'arrière du crâne au cercueil. La bouche était ensuite remplie d'ail. Leur poitrine ou leur ventre étaient percés d'un pieu d'aubépine. La solution la plus radicale consistait à le réduire en cendres. Dans certains cas, seul le cœur était brûlé. Par certains rituels, on pouvait enfermer un vampire dans une bouteille. Les victimes d'un vampire se frottaient le corps avec son sang pour ne pas devenir à leur tour un non-mort. Elles mangeaient aussi du pain imbibé du sang du vampire. Par contre, les personnes saines ne devaient pas toucher ce sang contaminé. Le soldat Arnold Paole, mordu par un vampire, aurait contaminé ses proches mais aussi des animaux. Les vampires se reconnaissent à leur corps incorruptible, tourné dans le cercueil. Du sang frais leur sortait des oreilles et du nez. Un cheval blanc (n'ayant pas encore sailli), chevauché par un jeune garçon refusait de passer sur la tombe d'un vampire. Des branches de rosiers sauvages empêchaient le mort-vivant de sortir de sa tombe. A l'anniversaire du défunt, il était de coutume de fumer en marchant autour de la tombe. Si le mort-vivant a un enfant, ce dernier n'aura pas d'os. L'auteur décrit les pouvoirs et faiblesses de Dracula, le personnage du roman de Stoker : changement en loup et en chauve-souris, crainte de la croix, de l'eau bénite, de l'ail, et de l'eau courante. Le vampire rajeunit grâce au sang frais qu'il boit. Il ne mange pas de nourriture ordinaire, n'a pas de reflet ni d'ombre. Le vampire a la faculté de se changer en papillon ou en serpent.

Cette étude est complètement dépassée et se base sur des références qui ne sont pas assez détaillée. L'auteur met en avant le spectaculaire. Il parle davantage de sociétés secrètes (Golden Dawn, Rose Croix…) et de satanisme que des vampires. De plus, des répétitions d'un chapitre à l'autre - voire d'une page sur l'autre ! - rendent la lecture de cette étude encore plus indigeste.

Le pire du pire