Vampires et lumières


Etude littéraire

Charles Porset

2007

Editions A l'Orient


Les récits évoquant des vampires existent depuis l'antiquité, mais c'est au siècle des lumières qu'ils se développent réellement en Europe. Pourquoi, en 1726, le bénédictin Don Calmet leur consacre-t-il un ouvrage accréditant leur existence ? Pourquoi les vampires ressurgissent-ils au siècle de la raison ?

Charles Porset, Docteur d'Etat es lettres, est chercheur au CNRS - au Centre d'Etude des XVIIe et XVIIIe siècles à l'Université de la Sorbonne à Paris. Dans cette étude, il apporte des témoignages et des extraits de divers ouvrages.

Le bénédictin accrédite les vieilles croyances et encourage la superstition avec son ouvrage " Dissertation sur les apparitions, les anges, les démons, les esprits et sur les vampires de Hongrie, de Moravie et de Silésie ". Il semble avoir fait une erreur méthodologique : sous couvert de les éclairer, il n'a fait que les accréditer. Il fut la risée de ses contemporains, comme Voltaire qui a critiqué ses écrits. Le vampire prend le relais de la sorcière dans les superstitions. A la différence de la sorcière qui avait signé avec le Diable, lui n'a de compte à rendre à personne. Le vampire peut s'en prendre à tout le monde. Il amène un nouveau rapport avec la mort : jusqu'à cette période, le corps et l'âme étaient solidaires ; à la mort, les deux disparaissent ensemble. Mais le vampire pose problème car son corps est toujours en vie et ne subit pas la décomposition. Ayant échappé à la mort, le vampire peut alors s'en prendre à ses proches. En Europe de l'Est, ils étaient détruits par la décapitation, le pieu ou le feu.

Malgré un résumé alléchant, cette " étude " n'apporte aucune réponse aux questions que l'on peut se poser sur les vampires. Le questionnement de l'auteur me paraît embrouillé et hélas improductif.

Le pire du pire