Le mal des vampires
(Vampire junkies)


Nouvelle ironique

Norman Spinrad

1993

Denoël, dans le recueil intitulé " Vamps "


Le véritable Comte Vlad Dracula a fuit le chaos politique de son pays, la Roumanie, pour s'installer à New York. Dans cette ville remplie de vices, il ne se considère pas plus mauvais qu'un autre malgré son besoin de sang. Il est même très fier d'être un gentilhomme. Ses modestes agressions sont tout à fait bénignes face aux meurtres sanglants quotidiens. Inconsciemment il va rapidement tomber sous une nouvelle dépendance.

Cette anthologie regroupe trois nouvelles fantastiques sur le thème du vampirisme.

Le Comte fuit le soleil, le crucifix, l'ail, le pieu et l'eau bénite. Il doit boire du sang humain pour survivre. Il perce le cou de ses proies à l'aide de ses crocs effilés. Il se met à baver lorsque sa faim devient puissante. Au bout de plusieurs siècles d'existence, Dracula se contente de trois à quatre repas par mois. Etant traditionaliste, il aime dormir dans son cercueil, même s'il peut s'en passer. Les vampires ont la capacité de se transformer en chauve-souris. Leur vision nocturne, tout comme leur ouïe, est très efficace. Contrairement au roman éponyme, Dracula n'est pas plus fort qu'un homme ordinaire. Pour transformer un mortel en vampire, il lui suffit de boire une quantité minime de sang. Les vampires ne souffrent pas des maladies humaines.

J'ai apprécié l'humour assez grinçant de cette nouvelle. L'auteur nous propose une vision du Comte Dracula plongé dans une mégalopole rebutante.