Helena Von Nachtheim



Roman historique fantastique

Yvon Hecht

1996

Denoël


En 1822, Wilhelm obtient un poste de médecin auprès de l'ambassadeur de Prusse en France. Il est convié à de grandioses réceptions et, au cours de l'une d'elles, il rencontre Helena Von Nachtheim. La jeune fille est d'une beauté incomparable mais elle a d'étranges attitudes. Wilhelm remarque qu'Helena ressemble au portrait d'une miniature ancienne…

L'auteur s'est librement inspiré du roman de Sheridan Le Fanu, " Carmilla ".

Helena semble vivre au ralenti, elle respire très lentement et a des gestes alanguis. Ses yeux supportent mal la lumière. Elle fait preuve d'un caractère totalement inconstant et elle est souvent grisée par la colère. Sa gouvernante est obligée de l'enfermer à cause de fréquentes crises de somnambulisme. Ses victimes sont des animaux, qu'elle attire et dont elle tire les fluides par le biais de ses mains. Helena n'éprouve ni pitié, ni remords et pense même que les vies qu'elle absorbe, perdurent dans son corps. La nourriture normale ne l'attire pas et elle se contente de peu. Quelques fois, Helena partage son don avec Wilhelm qui ressent alors un profond bien être. Dans une lettre, le père de Wilhelm fait allusion au Général Spielsdorf (dans le roman " Carmilla ", c'est lui qui tue la vampire). Dans ce récit, Carmilla est renommée Mircalla Karstein ; elle a été assassinée en 1610. Sa mère, une Comtesse appartenant à une puissante famille, a fait appel à la sorcellerie pour se venger. Le corps de Mircalla a alors été préservé pour l'éternité. Selon la légende, bien que morte, Mircalla se nourrit de sang humain. Son âme aurait été par la suite transférée dans le corps d'Helena. Mircalla dégage une profonde odeur de violette. Wilhelm et Helena découvriront que leur enfant est atteint de la même malédiction que sa mère. Leur fille possède des pouvoirs hypnotiques, des réflexes extraordinaires ainsi qu'une voracité grandissante.

Un récit très confus et onirique qui n'apporte rien de plus au roman dont il s'inspire. J'ai trouvé le style d'écriture bien lourd. L'intrigue n'évolue que très lentement au fil des pages.


Carmilla