Jacques Sirgent,
vampire psychique ?

 

Depuis plus de dix ans que j’ai créé ce site web, et après avoir chroniqué plus de 1.800 œuvres vampiriques au moment où j’écris ces lignes, j’ai évidemment reçu de nombreux retours de la part des écrivains dont j’ai présenté les travaux. Lorsque mon opinion était plutôt négative, ces auteurs ont globalement eu la même réaction. Ils ont exprimé leurs regrets que leur production ne m’ait pas plu davantage, m’ont remerciée d’avoir tout de même mis en avant leur ouvrage sur mon site, et ont généralement terminé leur e-mail en évoquant leur espoir que leur prochain livre répondrait mieux à mes attentes. Pour être exacte, il n’y a eu que deux personnes à avoir réagi d’une manière légèrement âpre suite à l’expression de mon opinion sur leur œuvre, mais elles ont tout de même su rester courtoises.


Et puis… il y a eu la réaction de Jacques Sirgent à la fiche suivante : "Guide secret des vampires".


Si vous la consultez, vous constaterez que je ne descends pas spécialement son ouvrage en flèche. J’ai trouvé qu’il était d’une qualité toute relative, avec son lot d’informations erronées et d’approximations, et j’ai exprimé mon avis personnel de la même manière que je l’avais déjà fait à plusieurs reprises sur ses précédentes productions… ou sur celles de n’importe quel autre écrivain.


Ma présentation de cette étude n’était hélas visiblement pas au goût de son auteur, puisqu’il m’a envoyé un e-mail où il m’a copieusement insultée, évoquant d’une traite mon manque de « sérieux, courage, et surtout bonne foi et connaissances » (sic). Au-delà de ces attaques personnelles, aussi violentes que gratuites, il a inféré de manière totalement erronée sur mes méthodes de travail, et a même eu l’audace de m’expliquer comment j’aurai pu rédiger ma fiche afin de mettre en avant les qualités de son livre !


Le ton de cet e-mail, et la présence d’éléments incohérents dans ses propos m’ont tout d’abord laissée croire qu’il l’avait écrit de manière irréfléchie, et probablement sous le coup de la frustration que peut légitimement ressentir n’importe quel auteur face à une critique négative (même si ce n'était même pas le cas ici). J’ai donc pris la peine de lui répondre en lui expliquant calmement mes méthodes de travail, en lui posant plusieurs questions qui auraient peut-être (s’il avait daigné y répondre) permis de fluidifier cette correspondance, en lui exprimant mes sincères regrets qu’il réagisse de la sorte, et enfin en tentant de lui faire comprendre que son agressivité ne pouvait que desservir ses objectifs – aussi obscurs fussent-ils.


Avec le recul, je me rends compte que j’aurai vraiment dû suivre ma première intuition lors la lecture de son e-mail (à savoir : le glisser dans le dossier des spams), et ne pas perdre mon temps à répondre à un courrier d’une telle nature…

A la suite de ma réponse, Jacques Sirgent m’a en effet envoyé une série de plusieurs e-mails consécutifs durant une période de 48h. Ce qui aurait pu donc passer pour une réaction impulsive et isolée devenait un acte qui, à défaut d’être réfléchi, était récurrent. Des e-mails remplis de propos incohérents, au ton ordurier, à plusieurs reprises à la limite du compréhensible, et bafouant toute les règles de base de la netiquette. En plus de m’injurier à nouveau (évoquant cette fois-ci ma stupidité et ma malhonnêteté), il a continué à faire la critique positive de ses propres livres ! Son ultime message se terminait, sans trop de surprise, par une tentative puérile d’avoir le dernier mot : « Ceci est mon dernier mail et je n'en lirai aucun des vôtres.» (sic)… Comme si j’avais encore pu avoir une quelconque envie de participer à un tel monologue, relevant uniquement de l’autosatisfaction et du mépris le plus élémentaire des règles de la communication écrite.

Et effectivement, il ne m’a plus écrit depuis. Ouf ! Quoi qu’il en soit, je n’imagine même pas quelles autres injures il aurait été capable d’émettre à mon égard, dans l’hypothèse ou j’aurais osé trouver son étude franchement mauvaise…


Si j’écris ces lignes, ce n’est en aucun cas pour tenter de décrédibiliser Jacques Sirgent. Si cela avait été mon but, il m’aurait tout simplement suffit de copier/coller ici-même les e-mails qu’il m’a envoyé. La raison (au-delà de l’effet cathartique) est que je tenais simplement à affirmer que Morduedevampires.fr a toujours été et sera toujours un site où je donne, simplement et humblement, mon avis sur les œuvres qui composent ma collection personnelle. Mes fiches de présentation et mes opinions ne seront donc jamais influencées - positivement ou négativement d’ailleurs - par les auteurs des œuvres en question, et ce quelle que soit la nature des messages qu’ils puissent m’envoyer.


Si un écrivain reçoit des avis positifs et vend un grand nombre d’ouvrages, je serai sincèrement la première à l’en féliciter ; et ce même si à titre personnel, je n’apprécie pas sa production. Je ne peux en effet que me réjouir d’un succès, critique ou populaire, d’une œuvre abordant le thème du vampire. En revanche, il est inacceptable qu’un auteur conteste mon droit d’émettre une opinion sur ses productions, ou qu’il réfute la façon dont j’écris mes fiches, sous le prétexte qu’elles ne mettent pas assez en avant les qualités de ses écrits. Et s’il prend la décision d’accompagner ses « suggestions » - déjà nauséabondes dans le principe - d’attaques personnelles et d’insultes, ses intentions deviennent alors aussi incompréhensibles qu’intolérables.


Katia, juillet 2015


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